Chapitre 8

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[Lexie]

Je ne sais pas ce qui m’a pris… Je me suis laissée aller contre lui. J’étais tellement bien dans ses bras que j’ai perdu la notion du temps. La réalité me rattrape quand je le vois rentrer avec des bûches.

« Ça caille dehors, et la neige n’est pas prête d’arrêter de tomber. »

« Super… ça veut dire que je suis coincée avec toi tout le week-end ? »

Je fais semblant d’être consternée, mais je le vois bouder comme le ferait Evan. Je rigole et me lève du canapé.

« Oh, boude pas… je plaisantais. »

Je m’avance vers lui et me blottis dans ses bras pour un câlin. Nos regards se croisent ; ses yeux s’arrêtent sur mes lèvres et les miennes sur les siennes. Il se penche lentement et m’embrasse avec douceur, comme pour tester mes limites, puis se recule à contre-cœur. Il termine de placer les bûches dans la cheminée, et moi, je reste là, incapable de bouger.

« Je… je vais préparer le repas, » dis-je, un peu étourdie.

Mes mains tremblent légèrement, je n’arrive plus à me concentrer. Ce n’était qu’un baiser… mais il a réveillé quelque chose en moi. James arrive derrière moi, et ses mains se posent sur mes épaules, provoquant un léger sursaut. Je me coupe le doigt par la même occasion avec le couteau.

« Aïe… merde… » je dis en ramenant le doigt à ma bouche.

« Oh, pardon… excuse-moi Lexie, je voulais pas t’effrayer. »

Il file à la salle de bain et revient avec la trousse de premiers secours.

« Ce n’est rien, t’en fais pas, c’est une petite coupure. »

Il me regarde avec un sourire malicieux et sort des pansements.

« Avengers ou Pat’ Patrouille ? »

« Avengers… ils sont les plus forts. »

Il applique délicatement le pansement sur mon doigt et y dépose un bisou.

« Faut pas oublier le bisou magique… sinon ça ne guérit pas. »

Je le regarde, touchée par ces gestes tendres. Je me mets sur la pointe des pieds et lui fais un petit smack en guise de remerciement, mais c’est loin d’être suffisant pour moi… et pour lui non plus. Il se penche sur moi, sa bouche trouve la mienne avec une urgence contenue. Ses lèvres sont douces, mais sa façon de me tenir trahit son désir brûlant.

« Si tu savais depuis combien de temps j’ai envie de t’embrasser comme ça… » murmure-t-il, sa voix rauque et basse.

Il me soulève et me pose sur le plan de travail, continuant de m’embrasser avec passion. Mes mains glissent sous son pull, effleurant son torse chaud. Le désir monte, irrépressible, nos souffles se mêlent. Ses mains se baladent sur ma peau, ses lèvres trouvent mon cou, m’arrachant un frisson.

« Tu as faim ? » demande-t-il, un sourire espiègle dans le regard.

« Oui… mais pas de nourriture… »

Il sourit et me prend à nouveau dans ses bras. Je passe mes jambes autour de sa taille, et il m’emmène dans sa chambre, nos corps pressés l’un contre l’autre, incapables de contenir ce feu qui nous consume.

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