Le tonnerre arrive toujours après l'éclair

324 9 3
                                        

Point de vue: Juliette


— Soyons amie, Juliette. S'il te plaît.

Tout se passa très vite dans ma tête alors que Charles se tenait en face de moi et venait de prendre la parole. Avais-je envie d'être amie avec lui ? C'est tout de même une situation étrange. Et puis je ne pouvais pas non plus sortir Timothée de toute cette équation. Il était mon copain et Charles avait été mon coup d'un soir.

Pourtant, je ne me voyais pas faire comme si nous ne nous connaissions pas, faire comme si rien n'était arrivé. Me sentir éloigné de nos disputes quotidiennes pourrait presque me manquer, mais devenir ami avec lui deviendrait une tout autre histoire.

Mon Dieu Lando allait me tuer.

Mais j'en avais envi, c'est moi cette nuit qui avais invité le Monégasque à venir dans ma chambre, c'est aussi moi qui ai découvert une tout autre personne, complétement différente de celle que je pensais connaître avant de prendre le temps de lui parler normalement.

Sans réfléchir plus, je lui lançai un dernier regard et repartis en courant dans ma chambre.

Vous allez me dire, Juliette, est-ce que tu essayes de gagner du temps ?

La vérité, c'est que oui, je ne sais toujours pas quoi faire alors que ma main droite a automatiquement attrapé un bout de feuille blanche pour y retranscrire mon numéro de téléphone.

Cependant, quand je me retrouve face au pilote Ferrari, je me sens poussé par une force inconnue et lui tends mon pauvre bout de papier.

— Tiens, je pense que c'est ce que deux amis feraient, il n'a pas l'air de réellement comprendre ce qu'il signifie et cela accentue mon sourire timide en un vrai , mon numéro.

Un éclat de surprise passa à travers ses iris vert et avant qu'il ne dise quelque chose de plus, ma porte était fermée.

Non, mais sérieux, qu'est-ce que je venais de faire ? Qu'est-ce qui venait de se passer ?

Aucune idée.

Je n'eus le temps de rien faire qu'un bruit sourd ébranla ma porte et la voix de mon meilleur ami se fit entendre à travers le bois vernis.

— Lil's, je peux entrer ?

Quelle ne fut ma surprise quand une fois la porte ouverte, je ne découvre pas juste Lando, mais aussi Max, qui au vu de sa tête aurait clairement préféré rester au lit.

— Qu'est-ce que vous faites là tous les deux ?

— Tu n'as toujours pas fait ta valise, Juliette on doit partir dans deux heures, qu'est-ce que tu fabriques ?

— Moi, je pense qu'un certain Charles Leclerc l'a empêché de faire sa valise.

— C'est pour ça que tu n'as pas répondu ? Moi qui pensais que tu étais fatigué.

Je vis bien le regard déçu de Max, mais je ne pouvais pas lui dire qu'il avait passé la nuit ici. Bon, il le sait maintenant, mais je peux au moins m'expliquer. On resta en silence un moment avant d'être capable de parler et ce fut Max qui prit la parole en premier en comprenant qu'aucun d'entre nous ne le ferait à sa place.

— Bon, je ne sais pas moi. Expliquez-vous, faites quelque chose. J'ai envie de savoir, moi aussi.

Ben alors, bien joué, parce que pour deviner ça, il fallait être sacrément fort.

Le regard de mon meilleur ami n'était plus interrogatif, mais à présent bel et bien déçu.

— Il est juste venu s'excuser.

Il mio campioneDes histoires addictives. Découvrez maintenant