14 h de l'après-midi, Monaco
Point de vue : Charles
Non, j'avais pris la bonne décision, elle allait me répondre, il fallait juste que je sois patient. Et puis, même encore enfermé dans la chambre de notre appartement, un poids s'était enlevé de mes épaules. Maintenant, il allait falloir que j'appelle Fred. Et peut-être Joris également si je voulais dormir quelque part cette nuit.
5 h auparavant, 8 h du matin, Belgique
Point de vue Juliette
C'est avec un sourire presque parfait que je me réveillai le lendemain de ce qui m'avait semblé être un rêve. Charles à mes côtés qui dormait paisiblement et le soleil s'incrustant parfaitement sur son visage d'ange.
Je me sentais bien et, si je pouvais, je sais que je resterais ici pour toujours. Depuis longtemps je ne m'étais pas senti si reposer et si heureuse. Malheureusement, je sais que quand le brun se réveillera et que l'heure de reprendre nos vies sonnera, on ne pourra pas y échapper.
Alors, je profite de ces derniers instants, essayant d'encrer dans ma mémoire chaque détail de son visage, ses fossettes invisibles étant donné son sourire qui n'apparaît pas encore mais qui reste ma chose préférée chez lui. Je peux même remarquer la longueur de ses cils, que je n'avais jamais imaginé si longs, commencer à papillonnaient à mesure que le pilote s'agite dans son sommeil. Et lorsqu'il ouvre ses yeux et que leur couleur verte dans laquelle je pourrai me perdre me fixe, je me sens rougir. Un sourire endormiapparaît sur ses lèvres alors qu'il se redresse, m'entraînant à ma surprise dans ses bras.
— Bonjour mon ange.
— Bonjour Charlie.
Il rit joyeusement et mon cœur se serre, sachant pertinemment l'issue de cette matinée de conte de fées.
Ses lèvres ne tardent pas à prendre possession des miennes dans un mouvement tendre mais presque inespéré. Il sait.
Cela me soulagea presque aussitôt : je n'aurais pas à devoir m'expliquer. Il savait autant que moi que c'était impossible. Enfin pour l'instant.
C'est donc avec une force surhumaine que je me sortis de ces bras trop confortables pour moi. Il essaya pourtant de me garder près de lui, mais malheureusement mes yeux se remplirent de larmes sans que je puisse y faire quoi que ce soit.
— J'ai pas envi, Charles...
À nouveau dans ses bras, dans le réconfort infini qu'il m'apportait, il essayait de me serrer fort. Afin que j'oublie.
— On se retrouvera, comme à chaque fois. Je te le promets.
Point de vue : Charles
Ça y est, l'heure de nous quitter venait de sonner alors qu'Andrea me demandait de le rejoindre à l'aéroport. Pourtant, alors que Juliette finissait de se préparer, l'air lourd de la chambre d'hôtel m'empêchait presque de dire les mots que nous attendions tous les deux d'entendre.
Aucun de nous ne parle. Aucun de nous ne voulait le faire. Pourtant, cela aurait été la bonne chose à faire. Je voulais lui dire tellement de choses. Lui dire tout ce qu'elle m'avait apporté ces derniers mois. Lui dire que, même si je ne le lui avais pas dit, elle comptait pour moi, que je ne l'avais pas vu venir et qu'elle avait directement pris cette place si importante pour moi sans que je ne sache réellement comment.
Voilà le problème.
Je ne pouvais juste pas la laisser partir, elle me faisait sourire, rire et pleurer aussi fort que personne ne l'avait jamais fait. La laisser partir serait laisser mes jours les plus beaux et le sourire qui m'avait abrité ces derniers mois, derrière moi comme si je n'y avais jamais reconnu aucune importance. En y pensant plus profondément, mon problème n'était pas Charlotte, mais l'attention que mon cœur, malgré moi, lui accordait.
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Il mio campione
FanfictionDans le tourbillon scintillant des circuits de Formule 1, Charles Leclerc vit une relation apparemment parfaite au côté de Charlotte. Pourtant, une nuit passée avec Juliette, l'actrice hollywoodienne reconnue et meilleure amie de Lando Norris, fera...
