Point de vue : Juliette
Je me suis réveillé lentement, la joue encore marquée par les plis de l'oreiller. La pièce était baignée d'une lumière douce, le soleil se frayant timidement mais sûrement un chemin à travers les rideaux.
Je n'ai pas tout de suite réalisé où j'étais. L'odeur de son parfum flottait encore dans l'air, mêlée à celle des draps propres. Le tissu du t-shirt trop grand que je portais glissait sur ma peau. J'ai baissé les yeux, me rappelant soudain que c'était celui que Charles m'avait donné la veille au soir. Je me suis alors redressée doucement dans le lit, laissant les souvenirs de la nuit me submerger. Sa main qui avait trouvé la mienne sous la couette. Son souffle lent et régulier contre ma nuque. Son bras passé autour de ma taille.
Maintenant, le lit était vide.
Mon estomac se serra inconsciemment alors que je ne pouvais pas m'empêcher de me demander s'il regrettait.
Et s'il était parti pour éviter une conversation trop sérieuse au réveil ?
Je me levais, le t-shirt glissant à mi-cuisses, et j'ai franchi la porte de la chambre à pas feutrés. Quand soudainement, une odeur de café m'enveloppa chaudement.
Je trouvai alors le Monégasque dans la cuisine. Il était là, en jogging, son t-shirt légèrement trop large pour lui. De dos, je le voyais essayer de s'appliquer à retourner maladroitement des pancakes. Et rien que cette image, fit fondre mon petit ccœur
Point de vue : Charles
Je me suis réveillé avant elle. Pendant un court moment, j'ai pensé rester là, à la regarder dormir si paisiblement. Mais une partie de moi voulait rendre ce moment encore plus parfait. Je me suis alors levé sans bruit, ne souhaitant pas la réveiller maintenant.
Dans la cuisine, je fouillai les placards. Je n'avais aucune idée de ce que j'étais en train de faire. Il faut avouer que je suis meilleur avec un volant qu'avec une poêle, mais j'avais envie de lui préparer quelque chose. De lui montrer que j'avais envie de plus, bien plus qu'une simple nuit à ses côtés.
Les pancakes ressemblaient à tout sauf à des pancakes, mais tant pis.
Je sentis son regard sur moi alors que je venais de poser l'assiette de pancakes sur la table. Je restai un instant dos à elle, appréciant son regard sur moi, m'apportant une chaleur intérieure, mais qui me plaisait.
— Tu comptes me regarder longtemps ou tu viens manger ?
Je l'entendis me répondre, pouvant deviner un sourire se dessiner sur son visage.
— Je réfléchissais à quel point tu es beau quand tu cuisines. Je ris franchement, décidément elle ne manquait pas d'audace.
— C'est parce que t'as pas encore goûté. À la fin de ma phrase, je pris l'initiative de me retourner vers elle, et mon cœur rata un battement, si ce n'est plusieurs.
Elle était effectivement là, debout dans l'encadrement de la porte, les jambes nues sous mon t-shirt. Ses cheveux étaient en bataille, ses yeux encore un peu endormis, mais elle n'avait jamais été aussi belle.
Je crois que mon regard s'attarda un peu trop sur elle, car ses joues prirent une teinte rosée et s'accentua quand je pris la parole.
— Tu devrais porter ça plus souvent. Je murmurai cela sans y penser.
Elle se rapprocha alors de moi, un sourire tendre sur les lèvres. Ses bras se sont alors glissés autour de ma taille, et mon monde de nouveau s'est réduit à elle.
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Il mio campione
FanfictionDans le tourbillon scintillant des circuits de Formule 1, Charles Leclerc vit une relation apparemment parfaite au côté de Charlotte. Pourtant, une nuit passée avec Juliette, l'actrice hollywoodienne reconnue et meilleure amie de Lando Norris, fera...
