Game on

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                           Point de vue : Charles

Nous avions joué un jeu dangereux hier avec Juliette et nous avions failli tout perdre. C'est à mon réveil au côté de Charlotte que je remarquai les dizaines d'appels manqués de ma chargée de communications ,Gianna. Et l'origine de cet accord avec Charlotte jusqu'à la fin de la saison.

« Charles, répond !!!! »

« Tu es sur le point d'avoir une discussion peu amicale avec moi et Fred si je découvre que tu as couché avec elle. »

«Dis-moi que vous aviez juste une grosse tension sexuelle entre vous et que vous n'avez rien fait.»

« Réponds !!!! »

«Demain rdv 9 h.Si tu es en retard, je viens moi-même te chercher, dans ta chambre ou la sienne.»

Soit je n'étais pas assez réveillé et les messages de Gianna ne me parlaient pas du tout.

Soit j'hallucinais et elle me demandait avec qui j'avais couché hier ?

Couché ? Hier ?

Il ne m'en fallut pas plus pour comprendre, sortir du lit, m'habiller en deux trois mouvements et me rendre sur le circuit.

Juliette, notre balade, elle tenant ma main. Moi, lui souriant comme un idiot.

Si des photos étaient sorties, j'étais mort. Par Gianna, les fans, Lando, Fred, tout le monde.

Après tout, nous pouvions n'être qu'amis, mais vu les sourires que nous avions échangés et nos mains entrelacées, personne n'y croirait. La chaleur extérieure de l'hôtel me parut presque trop haute alors que mon rythme cardiaque s'élevait à mesure de ma course en direction du circuit et du motorhome de mon écurie.

J'avais déjà cinq minutes de retard, par manque de sommeil, et je savais déjà dans quelle humeur j'allais trouver Gianna, alors j'accélérai, ne souhaitant la voir encore plus en colère qu'elle devait déjà l'être depuis la parution de ces fameuses photos.

C'est Carlos que je vis le premier, assis dans la salle de réunion de l'équipe, partagé entre amusement et incompréhension. Puis quelle ne fut pas ma surprise d'y trouver également Charlotte assise au bout de la table, les bras croisés, les lèvres serrées, me jetant des regards accusateurs. Et Fred, resté debout depuis le début. Non sans oublier Gianna, derrière sa tablette, cloué depuis toujours à sa main gauche. Qui projetterait des photos sur un écran. Les clichés nous montrant Juliette et moi, hier soir sur le circuit, nous tenant la main et échangeant des sourires complices, projetèrent une ombre glaciale sur mon estomac. Une chaleur intense m'envahit, mais elle n'avait rien de rassurant, c'était de la pure angoisse.

Je me giflai mentalement de ne pas avoir remarqué l'absence de Charlotte ce matin alors qu'elle aurait été censée être toujours entrain de dormir sans cette réunion d'ordre. Mais également celle de journalistes présents sur la piste hier soir.

— Charles, assieds-toi s'il te plaît.

Je fis ce que Fred me demanda, incapable de répliquer quoi que ce soit. Je savais que je n'avais rien fait, mais j'étais resté à agir comme un enfant que l'on punit après qu'il a fait une bêtise. C'est Gianna qui commença à parler, et son ton calme mais pourtant tendu pourrait presque me faire peur.

— Voilà les photos. Elles ne sont pas encore publiques, mais c'est une question de temps. Les journalistes les ont, et si on ne fait rien, elles seront partout d'ici demain.

En fait, je n'ai rien dit, elle me fait peur. Elle ne laisse paraître aucune émotion et ressemble à un robot.

— Charles, tu savais que des paparazzis vous suivaient ?

Il mio campioneOù les histoires vivent. Découvrez maintenant