You belong with me

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Point de vue : Juliette

La course venait de se terminer alors que j'avais enfin pu rentrer à l'hôtel avec mon meilleur ami. Et alors que le lit de sa chambre luxueuse m'appelait trop fortement pour y résister il me rappela que, malheureusement ce n'était pas le programme de notre soirée.

— Je compte bien aller en soirée et ne plus me rappeler de rien demain, Lil's. J'ai fini deuxième et Osc cinquième, ça se fête.

Je ne pouvais qu'approuver devant son enthousiasme malgré le mal de tête qui commençait à prendre possession de mon crâne.

— Je te préviens, je ne fais pas ton Sam. Si je rentre, je rentre, et si je bois, je bois.

Il ria alors qu'il m'envoya me préparer, prétextant devoir régler certaines choses. Cela me laissa le temps de décider quelle robe mettre. Il faisait froid, mais savoir que nous nous rendions en boîte de nuit pour danser réchauffait déjà ma température interne. Je finis par choisir une robe noire légèrement transparente, mais pas suffisamment pour y voir à travers. Et c'est ce moment-là que choisit Lando pour revenir dans la chambre, mais cette fois-ci pas tout seul, car des voix l'accompagnaient. Cela me fit hausser un sourcil alors que je sortais de la salle de bain attenante au reste de la chambre.

Et je n'eus pas le temps de comprendre ce qu'il se passait que ma meilleure amie se tenait devant moi, les bras grands ouverts pour m'accueillir.

— Surprise.

Je n'ai pas le temps de réagir que je me retrouve dans ses bras, sa valise entre nous deux et Lando qui rit comme un idiot à côté.

— Mais, je ne sais même pas quoi dire à vrai tant je suis surprise de sa venue. Je l'ai eu au téléphone il y a deux jours et rien dans ses expressions ne présageait sa venue en Hongrie. Qu'est-ce que tu fais là ?

Elle rit doucement en s'éloignant de moi avant de m'expliquer la raison de sa venue ici.

— Lando m'a appelé. Elle vient de dire ça comme si cela allait répondre à toutes mes questions. Et malheureusement, devinez quoi. Ça marche, car il me suffit de lancer un regard curieux à mon meilleur ami qu'il est déjà entrain de m'expliquer le plan de génie selon lui qu'il a eu.

— Je me suis dit que tu me suivais tout le temps et que t'avais dû mettre de côté Kendall, alors la voilà. Il finit sa justification d'un geste théâtral en sa direction et mon rire éclata dans l'atmosphère douce de la chambre alors que je prenais Kendall une nouvelle fois dans mes bras.

— J'étais censé être là pour la course, mais mon avion a pris du retard. J'hoche la tête rapidement alors que je regarde rapidement l'heure et me rends compte que c'est nous qui allons finir par être en retard si nous restons là tels trois pantins désarticulés.

— Allez, viens avec moi. Vu l'urgence de ma venue, je me doute que tu as des choses à me raconter, ma belle.

C'est ainsi que je me retrouvai, une nouvelle fois, dans la salle de bain de la chambre du britannique, mais cette fois avec lui et ma meilleure amie également. Je n'avais toujours pas osé réaborder l'entièreté du sujet Charles avec Lando, craignant un désaccord. Pourtant assise sur le rebord de la baignoire à me faire boucler les cheveux par l'Américaine, Lando assis par terre a joué sur son téléphone et a donné son opinion. JE commençai à leur raconter mon week-end. Et je ne sautais aucun détail, sinon à quoi le but. Tout y passa : notre balade en pleine nuit, Pascale, Lorenzo et Arthur, son accident, comment je me sentais depuis, et bien évidemment, ses regards désespérés avant la course. Quand j'eus enfin vidé mon sac, je me sentis plus libre, plus légère.

Il mio campioneOù les histoires vivent. Découvrez maintenant