Coup d'envoi

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Point de vue : Juliette

Il faisait beau ce matin à Los Angeles. Et j'étais encore plus heureuse de voir le brun revenir avec une rose et un petit déjeuner alors que mes yeux peinaient encore à s'ouvrir de mon côté.

— Bonjour mon ange.

Un sourire apparut sur mon visage endormi alors que je me redressais dans mon lit accueillant le monégasque. Il faut dire, depuis deux jours qu'il était là, qu'il était absolument parfait. Un petit déjeuner tous les matins, il m'aidait dans les tâches de l'appartement et me gâtait de fleurs. Seulement aujourd'hui était un retour à la réalité brutale, car j'avais une visio avec Madeline et l'équipe de mon prochain film, et ce soir j'avais été gentiment invité à un match de basket et je ne me voyais pas y aller sans Charles. Cependant, nous n'avions encore jamais abordé notre relation d'un côté public à part la dernière fois au téléphone.

Je savais que je l'aimais, c'était devenu une certitude l'autre soir lorsqu'il avait franchi ma porte avec une tête endormie, mais heureux. Je voulais avoir cette discussion avec lui, avant la tempête qui allait s'abattre sur moi avec mon agent.

— J'ai pris des croissants aujourd'hui dans une boulangerie française, j'espère que tu aimeras.

Je souris tendrement en approuvant à sa demande. Son sourire d'enfant me fit rire alors qu'il attendait patiemment un avis tranché sur cette viennoiserie.

— Umm, j'adore. Il s'approcha et piqua un croc, alors que je fis une mine choquée pour l'en dissuader, mais trop tard. Eh, voleur. Tu as le même dans la poche à côté.

— C'est plus drôle quand ça vient de toi, Julie.

J'aimais bien ces moments passés ensemble. J'adorais même. Je les chérissais, sachant qu'ils se feraient bientôt rares quand il devrait retourner sur les paddocks et moi, être bloqué ici. Et alors que je savoure mon croissant, la réalité me rattrape, car mon téléphone sonne sur la table de chevet à mes côtés.

— C'est Madeline, attends. Je dis ça car le brun était sur le point de partir, mais je ne veux pas, pas encore.

— Ma chérie, j'ai l'impression que c'est la dixième fois que j'essaye de t'avoir.

Je n'ai même pas le temps de m'excuser qu'elle continue sur sa lancée.

— J'arrive à l'agence pour onze heures, assure-toi d'être prête. Et ensuite, on va devoir parler ; j'ai vu que tu avais rajouté un plus un sur ton invitation de ce soir. Je me fige alors que j'ai peur de sa réaction. Au mieux, elle sait que c'est Charles qui sera là et j'aurai simplement droit à un laïus, et au pire, elle essaiera de remettre la chose avec Timothée. C'est le Monégasque, pas vrai ? Je rougis fortement alors que le brun collé au téléphone éclate de rire.

Oui, c'est le Monégasque, et je t'assure que c'est l'homme parfait.

Je vais peut-être pas dire ça à voix haute.

— Oui, c'est Charles qui vient ce soir, il est sur L.A. pour de la com.

Je sens qu'elle approuve, alors que, comme d'habitude, un bisou en l'air et elle a déjà raccroché pour se remettre à courir. Cette femme déborde d'énergie et est toujours à fond dans son travail, et c'est exactement ce que je recherche.

— Le monégasque, pas vrai ? Je me sens important maintenant.

Je ris alors qu'il me prend dans ses bras et nous fait retomber dans le lit que j'avais quitté pour partir me préparer.

Il mio campioneOù les histoires vivent. Découvrez maintenant