Dupont

384 13 2
                                        

Le soleil de fin d'après-midi baignait leur salon d'une lumière douce. Antoine venait de rentrer de l'entraînement, encore en tenue de sport, une légère odeur de pelouse fraîchement coupée flottant autour de lui.

Amelia, assise en tailleur sur le tapis, feuilletait un magazine de décoration, un thé bu posé à côté d'elle.

- Coucou, comment c'était aujourd'hui ? demanda-t-elle en levant les yeux vers lui, un sourire tendre sur les lèvres.

Antoine haussa les épaules tout en s'affalant sur le canapé.
- Intense, comme d'habitude. Mais bon, ça fait partie du job.

Elle rit doucement, habituée à ses réponses laconique après une longue journée.
- Tu veux manger quelque chose ou te poser un peu avant ?

- Honnêtement ? Juste être là, avec toi, c'est parfait.

Il la regarda, et malgré la fatigue dans ses yeux, il y avait cette lueur qu'elle aimait tant. Un mélange de sincérité et de gratitude.

Amelia posa son magazine et se rapprocha de lui, s'installant contre son épaule.

- Tu sais, j'ai pensé à une idée pour notre coin terrasse. On pourrait ajouter un hamac. T'en penses quoi ?

Il éclata de rire.
- Un hamac ? Pour que je finisse par m'endormir dehors après chaque match ?

Elle pinça ses lèvres, amusée.
- Peut-être que c'est l'idée, monsieur je-rentre-trop-tard-et-fini-sur-le-canapé.

Il l'entoura de son bras, serrant doucement.
- Tu as fini de me charier ? Je suis trop fatigué pour riposter. Mais sinon j'aime bien l'idée du hamac, ça pourrait être sympa.

La lumière du jour commençait à s'estomper, et une douce pénombre enveloppait maintenant la pièce.

Antoine se redressa légèrement et regarda Amelia, son regard s'attardant sur ses mèches de cheveux qui brillaient encore à la lueur dorée du crépuscule.

- Tu sais quoi ? Je vais installer ce hamac moi-même. Pas besoin d'attendre des semaines que quelqu'un le fasse pour nous, commande le et je le monterai, déclara-t-il avec un ton de défi.

Amelia éclata de rire, secouant la tête.
- Antoine, avec tes talents de bricolage, je te donne une heure avant que tu demandes de l'aide... ou que tu abandonnes.

Il fit mine d'être vexé, plaçant une main sur son cœur comme si elle l'avait blessé.
- Ouch. Tu me sous-estimes, Amelia Dupont.

Elle arqua un sourcil.
- Amelia Dupont ? On a raté un épisode ou quoi ?

Antoine lui adressa un sourire espiègle. - Pas encore, mais un jour peut-être. Qui sait ?

Un silence doux s'installa, chargé de cette promesse implicite, mais sans pression. Amelia baissa les yeux, un sourire timide aux lèvres, tandis qu'Antoine passait une main dans ses cheveux, visiblement un peu gêné par sa propre audace.

Pour briser le moment, la jeune femme se leva d'un bond et tendit une main vers lui.
- Allez, monsieur bricoleur, avant d'imaginer le hamac, on va déjà manger. J'ai préparé tes pâtes préférées.

- Carbonara ? demanda Antoine, les yeux pétillants, tel un petit enfant.

- Bien sûr. Avec un supplément de parmesan vu que t'en fous deux tonnes à chaque fois dedans.

Ils se dirigèrent ensemble vers la cuisine, la main d'Antoine glissant doucement dans le creux de son dos.

Pendant qu'Amelia servait les assiettes, il lui vola un baiser sur la joue, presque comme un remerciement silencieux pour ce quotidien qu'elle rendait si spécial.

ImagineOù les histoires vivent. Découvrez maintenant