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Point de vue extérieur.





La douleur est une épreuve, un passage obligatoire pour comprendre la valeur de la vie.


Mais, la douleur, cette entité abstraite, est-elle une punition ou une simple conséquence ?


Dans une cave froide, éclairée par une lumière crue et impitoyable, ces questions se suspendent dans l'air, pesantes, aussi écrasantes que les murs de pierre qui enferment une âme brisée. Le destin s'est manifesté ici, brutal et sans pitié, à travers des actes, une violence qui ne laisse aucune place au doute.





On pourrait croire que cette folie, cette rage contenue, est une force qui surgit du néant.

Mais n'est-elle pas, au fond, une évasion ?

Une manière de fuir une réalité trop douloureuse, trop insupportable ?





On dit souvent que les monstres ne naissent pas.


Ils sont créés, forgés dans le creuset des blessures profondes, des pertes irréparables.


Mais alors, qui est responsable ?


Cette monstruosité est-elle le fruit d'une époque, d'un échec ou simplement d'une décision personnelle, celle de laisser les ténèbres envahir une âme autrefois lumineuse ? Et la victime, qu'a-t-elle fait pour mériter cette place de suppliciée ?


Peut-être que cette question, elle aussi, est vaine.

Peut-être que la souffrance n'a pas besoin de raison.


Là, dans cette cave, chaque élément raconte une histoire. Les murs portent les cicatrices de ce qu'ils ont vu : des griffures, des taches de sang qui évoquent des combats perdus, des traces de pas qui s'estompent dans la poussière comme des échos de vies éteintes. Et au centre, suspendue dans cet enfer silencieux, une question demeure :


Jusqu'où peut-on aller avant de se briser ?

Combien de temps avant que la volonté cède, avant que l'espoir ne s'évanouisse comme un seul et unique soupir ?





On dit souvent que la peur est un instinct, une alarme pour nous protéger. Mais ici, la peur devient autre chose. Elle était d'abord un frisson sur la peau, une alerte fugace. Puis, elle finit par s'infiltrer dans les veines, devenant une énergie destructrice, une réalité qui dévore de l'intérieur.


Et maintenant ?


Maintenant, la peur est un poids, une présence insidieuse qui écrase, étouffe et consume. On pourrait croire que la peur est un moteur pour survivre.


Mais n'est-elle pas aussi l'arme la plus cruelle, celle qui paralyse, qui prive même l'idée d'une échappatoire ?





Cette vie, encore accrochée à un souffle fragile, semble être une résistance. Mais est-ce vraiment une chance ? Est-ce que la vie, à ce stade, est encore une victoire ? Quand le corps est brisé, quand l'esprit vacille à la limite de l'implosion, que reste-t-il de la vie ? Peut-être que la survie elle-même n'est qu'une illusion, une sentence prolongée, une cage d'émotions contradictoires.

Los Maestros.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant