Chapitre 3 - TOME 2

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Leyla

– Venez à l'avant du magasin, ceux qui décident de passer outre, on vous descendra.

Une douleur provoquée par la peur est venue se saisir de mon ventre.

De tous les mardis après-midi, ça devait être celui-là.

Une pensée au fond de moi me laissait croire que c'était peut-être pas une coïncidence. Mais je n'avais pas le temps de me laisser distraire par toutes les théories qui me traversaient l'esprit car une chose que j'avais retenue après un an passée à vivre dans le danger, il ne fallait jamais faire confiance à un homme armé.

Mes yeux se perdaient dans toutes les directions du magasin afin de trouver un moyen de sortir de là. Mais les secondes passaient et mes chances devenaient minime.

C'est alors que mes yeux se sont posés sur la grande caisse qui débordait de coussins, alors avec le peu de courage qui me restait, je me suis dirigée vers elle et me suis glissée à l'intérieur.

Pour éviter de me faire remarquer, ma main saisit deux coussins et les mit sur mon corps.

Seule dans cette boîte, je pouvais entendre les battements de mon cœur tambouriner dans ma cage thoracique.

J'avais un mauvais pressentiment.

J'ai tenté d'attraper mon téléphone dans la poche arrière de mon pantalon. Si personne n'avait averti la police, j'allais très clairement finir mon existence dans une supérette de quartier.

Mes ongles vernis pincèrent le coin de ma coque lorsque mes oreilles entendirent des bruits de pas s'approcher en ma direction.

Mon corps entier avait cessé de bouger paralyser par la peur.

Il n'avait pas semblé vouloir s'approcher de là où je me trouvais.

Mais lorsque j'entendis ses mots, une vague de peur me submergea.

– Elle n'est pas de mon côté.

Mon souffle s'est coupé pendant quelques secondes en essayant de digérer ses mots.

Je n'étais pas stupide, je savais qu'ils parlaient de moi, à part si dans ce putain de quartier il a une autre ex femme de mafieux. Si c'est le cas, elle et moi avons des choses à nous dire.

Ses pas s'étaient éloignés.

Ma main attrapa mon téléphone, la luminosité de mon téléphone m'aveugla, il n'était qu'une question de temps avant que cet homme ne revienne et ne fasse de cette boîte mon cercueil.

Je savais que sur mon téléphone y avait une option qui me permettait d'envoyer un signal de ma position à mes contacts d'urgence. Je n'avais aucune idée d'où se trouvait l'homme ni à quel distance il était de moi, il serait risqué de ma part d'entretenir une conversation téléphonique avec la police. Àlvaro s'était assuré qu'ils puissent savoir où je me trouve en cas de problème.

Quand il m'expliquait comment ça fonctionne, je n'avais aucune idée que j'en aurai vraiment besoin. Plutôt stupide de ma part quand on se penche un peu plus sur ma situation.

Mon doigt appuya fermement sur le bouton droit de mon téléphone, lorsque le S.O.S apparu, je me suis rapidement dépêché de le faire glisser.

Un petit souffle de soulagement s'échappa de ma bouche mais ce n'était pas fini.

Je n'avais aucune idée de combien de temps ça allait prendre pour faire venir du renfort, et dans cette caisse, seule mon ouïe m'était utile.

Fallait que je sorte de là.

LOS ESPOSOSOù les histoires vivent. Découvrez maintenant