Leyla
Mes battements de cœur étaient irréguliers, mes oreilles sifflaient, mes pensées essayaient de digérer ces informations. J'avais du mal à respirer.
Mes yeux fixaient toujours cette femme qui venait de me soumettre à un quiproquo auquel je ne pourrai me résoudre. Plusieurs questions fusaient dans ma tête.
Pourquoi moi ?
Ses gens m'ont l'air vachement dangereux ?
Où est-ce que je suis ?
Ils me laisseront rentrer ?
Est-ce que mon travail avait signalé ma disparition ?
J'allais être recherché ?
Si je refuse, il allait vraiment me tuer ?
Il fallait, mais je ne savais pas quoi choisir, mourir était clairement impensable pour moi, mais me marier avec cet homme ne me semblait pas être une meilleure idée non plus.
Dans tout ça, j'avais fini par oublier de leur demander comment ils s'appelaient.
— Vous êtes qui.... Enfin, vous vous appelez comment ?
— Moi, c'est Rosa Johnson et lui, c'est Felix Alcaraz.
Quand j'entendis son nom, un frisson parcouru tout mon corps.
Alcaraz, ce nom, je l'avais déjà entendu une fois, mais pas pour les bonnes raisons.
Mon regard se porta sur le concerné qui lui avait déjà posé toute son attention sur moi.
Le regard qui m'offrait me fit comprendre que la deuxième option n'était pas une blague. Que si je n'accepte pas, j'allais réellement mourir.
Ma tête me faisait mal, j'avais peur, je savais pertinemment que j'allais mourir si je refuse, mais si j'accepte qu'est-ce qui me promet qu'ils vont m'épargner ? Est-ce qu'un jour, il ne finirait pas par tomber amoureux d'une autre femme comme papa et il m'offrira le même traitement. Une douleur au ventre fit mouiller mes yeux.
— Mais non ne pleure pas ma jolie. Si tu acceptes on te promet de tout faire pour que tu te sentes mieux. En s'asseyant près de moi. J'ai appris que tu n'avais pas une vie extraordinaire, prend ça comme un nouveau départ. Si tu acceptes on, se faisant couper par l'homme qui sortit de la pièce nous laissant seules. Je disais, on ira se faire les ongles ensemble, on videra nos cartes bancaires en vêtements, je te ferais visiter des pays que tu n'as sûrement jamais visitée, on ira bronzer au bord de la plage en bikini en sirotant nos mojitos, on fera des soirées pyjama et on se racontera tout et on se foutra de la tronche des hommes de Felix, on dansera sur du Shakira. Donc si tu acceptes, tu peux déjà estimer que je suis ton amie ? En me regardant dans les yeux.
Une amie ? Je n'ai jamais eu d'amies, enfin de vrais amis.
Est-ce qu'elle essayait de me piéger où alors, elle était vraiment sincère.
Pourquoi une fille aussi belle et charismatique qu'elle voudrait être amie avec moi ? Surtout pourquoi maintenant ?
J'essayais de trouver des excuses à sa gentillesse.
Mais son regard insistant sur moi me fit abdiquer.
— D'accord. Pas très convaincue.
Elle sauta du lit et me dit d'une voix enjouée.
— J'hâte qu'on apprenne à se connaître ne t'inquiète pas, j'ai tout un programme capillaire pour tes cheveux bouclés.
Bien évidemment que je n'avais pas l'intention de rester ici éternellement. Je savais qu'être mêlé dans ce genre d'affaire aller me coûter très cher. Mais pour l'instant, je vais faire ce qu'ils veulent, le temps que je trouve une solution pour m'enfuir.
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LOS ESPOSOS
RomantizmC'était paradoxal lorsqu'on s'en rend compte à quel point l'homme que je devais craindre était en réalité la personne qui me faisait ressentir des choses aussi fortes, me dire que cette personne qui devrait me faire du mal, me tenait dans ses bras i...
