Felix
Bien que je m'étais juré de ne plus jamais revenir vers elle, je n'avais pas d'autre choix que de la côtoyer pour savoir qui voulait s'en prendre à mon cartel. Bien qu'il y ait des hommes qui la surveillent, je ne fais pas assez confiance à qui que ce soit en dehors de Taylor et Álvaro pour s'occuper de mes affaires. Donc, je vais moi-même m'occuper de ces hommes qui ont voulu s'en prendre à elle. Je vais démanteler chaque cartel qui osera s'en prendre à moi, car s'en prendre à elle, c'est s'en prendre à moi.
Au fond de moi, j'espérais qu'elle soit un peu secouée par ce qui était arrivé, car je serais là pour la rassurer. Peut-être qu'elle ne m'en voudrait pas de l'avoir jetée dehors sans explications. Je n'avais pas eu le courage de la regarder, car je savais que mon visage trahirait toutes les horreurs que ce fils de pute lui avait fait subir. Mais mon diamant n'a plus à s'en faire de ce nuisible. Je me suis assuré qu'il vive des jours de souffrance avant de rendre l'âme.
Cependant, elle ne se souvenait plus de ce qui s'était passé. La dernière chose dont elle se rappelait, c'était moi, fermant la porte de ce maudit placard.
Cela faisait deux ans que je scénarisais dans ma tête nos retrouvailles. Dans les rares rêves que je faisais, je l'imaginais me sauter dans les bras, me montrant son sourire parfait. Sa chevelure brune me chatouillait le bras et sa voix douce me racontait sa journée, qu'elle avait passée à dépenser mon argent dans tout ce qui la rendait heureuse. Elle était assise sur mes genoux et j'en profitais pour sentir son parfum à la vanille que j'adorais. Ses doigts se posaient sur ma nuque tandis que mes bras s'enroulaient autour de sa taille. Elle me posait des questions auxquelles je répondais brièvement, bien trop occupé à la regarder.
Mais lorsque mes yeux se sont posés sur ce petit blondinet qui la faisait sourire à ma place, je n'ai eu aucun doute sur ce que je ressentais : une extrême envie de meurtre.
Moi qui attendais à ce qu'elle monte, j'avais hésité à lui tirer une balle dans la tête. Mais je me suis simplement contenté de jeter la canette vide de soda que je venais de terminer.
Malheureusement, elle n'a pas atteint la tête de ce trou du cul, mais ce qui comptait, c'était qu'ils aient rapidement terminé leur conversation.
Lorsque j'ai vu sa silhouette s'éloigner de ce connard, un petit sourire s'est formé au coin de mes lèvres. Elle allait venir, me rejoindre, on allait interagir ensemble.
Je sentais qu'à l'intérieur de mon corps, il se passait quelque chose que je n'arrivais pas à définir, mais je savais qui déclenchait cette sensation dans ma poitrine. Cette personne se trouvait juste derrière la porte, sur le point de venir à moi.
Elle a ouvert la porte, mais s'est arrêtée. Elle savait que j'étais là, que je l'attendais.
Lorsque j'ai entendu ses pas s'approcher de l'endroit où j'étais, je me suis forcé à cacher mon sourire naissant. Je me suis simplement contenté de regarder par la fenêtre, repensant à ce fils de chien.
Je sentais son regard parcourir l'entièreté de mon dos. Comme pour la toute première fois, elle me regardait. J'étais dos à elle, et cette fois, j'espère qu'elle ne ressente pas de la peur à mon égard.
J'ai pris une inspiration, me préparant mentalement à la regarder.
— T'as l'air de bien t'amuser pour une personne qui a failli perdre la vie il y a à peine quelques jours.
Mes yeux se sont posés sur son visage. La première chose que j'ai remarquée, c'était son rouge à lèvres, qui n'était plus à sa place.
Plusieurs idées ont traversé mon esprit, mais aucune ne me plaisait.
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LOS ESPOSOS
RomanceC'était paradoxal lorsqu'on s'en rend compte à quel point l'homme que je devais craindre était en réalité la personne qui me faisait ressentir des choses aussi fortes, me dire que cette personne qui devrait me faire du mal, me tenait dans ses bras i...
