Leyla
Je finissais de remonter mes bottines en cuire et de m'assurer que ma tenue était impecable. J'avais mis une veste en cuire avec un jean qui me donnait un vrai petit look de motarde, il ne me manquait plus que le casque. Je ne pense pas que j'aurais besoin d'un sac, je pourrais juste tout mettre dans mes poches, j'avais un peu du mal à voir cette veste accompagner avec n'importe lequel de mes sacs.
J'ai entendu mon téléphone vibrer sur ma chaise, je l'ai saisi et j'ai répondu en me regardant dans la glace.
C'était Malcolm.
« – Je suis en bas beauté.
– J'arrive. »
J'ai éteint toutes les lumières avant de sortir de chez moi, je me suis assurée de fermer la porte derrière moi avant de partir.
Lorsque je suis arrivée au rez-de-chaussée, j'ai vu mon ami sans son casque tenant son téléphone, probablement en train d'écrire à quelqu'un. Mais lorsqu'il me vit, il me sourit et me tendis un des deux casques qui était suspendu au guidon.
– Salut toi.
– Salut, t'es prêt à gagner ? Lui demandais-je.
– Tu penses que j'en serai capable ?
– Oui sinon je ne serai pas en train d'accompagner un perdant. Ricanais-je.
Il rit avant de m'aider à mettre mon casque. Ses doigts froids avaient frôlé ma peau.
Malcolm était le seul avec qui je me sentais assez à l'aise pour rester coller à lui pendant toute un trajet sans mourir en cours de route.
Je me suis mise à l'arrière et mes bras entouraient sa taille et mon corps était collé contre le sien.
Mais ça n'avait rien de malsain, c'était normal de son côté comme du mien.
Il mit son casque et il démarra la moto. C'était la première fois que je monte en moto, et pour être honnête, les trente première secondes c'est effrayant, mais après on ressens le vent glisser sur notre peau, les cheveux qui parte en arrière emporter par le souffle, voir les lumières qui défilaient à toutes vitesse, cette adrénaline que l'on ressent est incroyable.
Au fond de moi, j'aurais aimé vivre cette expérience avec lui. J'ai honte de m'imaginer à ses côtés, me tenant à lui, mes bras autour de sa ceinture abdominale, souriant, car je sais qu'avec lui, j'irais dans un endroit magique. Peu importe l'endroit, je serais heureuse avec lui.
Je sais que si ça avait été lui, je me serais tenue à lui comme son amante et non pas comme son amie. J'aurais aimé que ce jour-là, il ne ferme pas la porte, j'aurais aimé qu'il me dise ses deux syllabes, ses trois mots que je lui avais livrés. Qu'on soit encore ensemble, qu'il ne m'ait pas lâchée pour sa mission de merde, qu'il m'ait réellement aimée comme moi je l'ai aimé.
Malgré tous mes efforts pour m'éloigner de lui de toutes les manières possibles, en m'occupant du mieux que je peux, je sais qu'il suffit que mon esprit se perde, et me voilà : je pense à lui, alors que je m'étais juré de ne plus consacrer une seule minute de ma vie à cela.
Il ne me méritait pas, je méritais mieux. Il ne me mérite pas, je mérite mieux. Il ne me mérite pas, je mérite mieux.
Je sais que je mérite mieux, alors pourquoi, putain de merde, mes pensées saisissent chaque occasion pour le remettre sur mon chemin ?
Putain qu'est-ce qu'on s'en fous de Felix Alcaraz. Va te faire foutre Felix Alcaraz, t'es qu'un connard, je ne veux plus jamais revoir ta tête de menteur et de profiteur. Tu n'es qu'une erreur... Oui, c'est ça tu n'es qu'une simple erreur de laquelle j'ai retenu une leçon.
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LOS ESPOSOS
RomanceC'était paradoxal lorsqu'on s'en rend compte à quel point l'homme que je devais craindre était en réalité la personne qui me faisait ressentir des choses aussi fortes, me dire que cette personne qui devrait me faire du mal, me tenait dans ses bras i...
