Aaron
Une fois l'appel avec Azalée terminé, Éden prit l'initiative de commencer à mettre en ordre l'appartement, je ne lâchai pas mon regard d'elle, et pour la première fois de la journée, j'ai vraiment souri.
Elle se dirigea vers les grandes fenêtres du salon et les ouvrit pour laisser entrer l'air. L'appartement n'était pas bien grand, mais c'était parfait.
— On déballe quoi en premier ? demanda-t-elle en se tournant vers moi.
— Les essentiels. Oreillers, café, et... ta brosse à cheveux.
Elle éclata de rire, ce genre de rire qui faisait tomber d'un coup la fatigue et le stress. Le genre de rire qui me faisait me dire que peu importe la ville, tant qu'elle était là, ça irait.
On s'est mis au travail. Le salon a vite été envahi de cartons éventrés et de papiers froissés. On a retrouvé des choses oubliées : une photo de groupe pliée dans un bouquin, un dessin d'Azalée glissé entre deux carnets. On les a mis de côté, sans vraiment se dire un mot. Juste des regards.
En début de soirée, après avoir installé le matelas au sol, car le vrai lit arriverait plus tard, on a improvisé un dîner. Deux bols de nouilles instantanées, posés sur un carton retourné qui servait de table basse.
— On dirait un début de film, a dit Éden en soufflant sur ses nouilles.
— Un film avec une très mauvaise bande-son, ai-je rétorqué en entendant les sirènes au loin.
Elle a levé son verre d'eau.
— À notre nouvelle vie. Même si elle commence avec du carton pour table.
— Et de la soupe qui pique.
On a trinqué. Je me suis levé pour aller chercher une couverture et je me suis laissé tomber à ses côtés. La fatigue commençait à me tomber dessus mais je voulais encore profiter. De ce moment calme. De nous.
Elle s'est lovée contre moi, sa tête posée sur mon épaule.
— Tu crois que ça ira ? demanda-t-elle doucement.
Je n'ai pas tout de suite répondu. J'ai pris une seconde pour écouter la ville dehors, puis sa respiration contre moi.
— Je sais pas. Mais je veux qu'on essaie. Vraiment.
Elle hocha la tête et ferma les yeux. On est restés là un moment, sans parler. Juste ensemble, seuls, mais ensemble.
Et au fond de moi, malgré tout ce qu'on avait laissé derrière, j'ai su qu'on était au bon endroit pour recommencer.
***
Nous étions restés un long moment comme ça. Sans un mot. Juste, le bruit de la ville qui nous entourait et de nos respirations. L'appartement était encore en désordre, des cartons ouverts dans tous les coins, mais on s'en fichait. L'important, c'était qu'on y était. Ensemble. Chez nous.
— J'te jure, on dirait qu'on campe, souffla-t-elle en s'essuyant la bouche du revers de la main.
— C'est un peu ça. Mais c'est un camping cinq étoiles, tu trouves pas ?
Elle me lança un regard moqueur.
— Si les étoiles, c'est les ampoules à moitié vissées et le sol en carton, ouais... clairement le luxe.
Je la regardais, incapable de penser à autre chose qu'au fait qu'elle était là, dans ce salon vide, et qu'on allait s'endormir ce soir sous le même toit. Comme on en avait rêvé.
VOUS LISEZ
Timeless Love
RomansaTogether Forever • Tome 1 Timeless Love • Tome 2 Twisted Hearts • Tome 3 Peuvent se lire indépendamment ( spoil attention) Résumé : Elle venait d'emménager dans cette nouvelle ville suite au divorce de ses parents. Elle ne se doutait pas qu'elle a...
