Chapitre 7

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Après avoir passé un horrible week-end, malade à ne pouvoir plus me lever. On était finalement lundi, c'était le matin ma mère m'ordonna alors de me lever donc je le fis sans discuter même si son ton sur lequel elle me parlait me vexait.

Une fois que nous étions arrivées chez le médecin je me décourageai en entrant dans la maudite salle d'attente, il y avait toujours autant de monde assis sur les sièges et il y avait surtout de personnes âgées qui patientaient pour se faire ausculter en plaignant de leurs rhumatismes. Le peu d'enfants qui étaient présents gesticulaient dans tous les sens, à donner la nausée. Oui, j'avais horreur de rester dans cette pièce. .. c'était un calvaire. Je savais que j'allais passer un bon moment dedans, je soupirai discrètement.

Et comme prévu on passa donc une bonne heure à attendre, j'étais deux fois plus fatiguée avant d'être rentrée dans la pièce. C'était trop long... voilà pourquoi je détestais aller chez le médecin. Je comprenais pas ceux qui appréciaient d'y aller... c'était une espèce venue d'une autre planète, pour moi.

Il était enfin là ! Alléluia ! Tel un prophète il était acclamé quand il arrivait dans ce purgatoire. Il dit mon prénom et invita ma mère et moi à rejoindre son cabinet. Sauvée ! Manquait plus que l'auscultation et je pouvais retrouver mon lit d'amour!

Il passa plusieurs fois le stéthoscope au niveau de ma cage thoracique et analysa ma gorge et mes oreilles. Son expression de visage me disait rien qui vaille... je pouvais dire adieu à mon conjoint pour un moment...

Suite à mes craintes, il m'annonça que je devais passer un petit séjour à l'hôpital, je le sentais mais je ne savais pas pourquoi, cette fois. Ma mère s'exécuta et m'emmena jusqu'à ce bâtiment lorsque je mis un pied à l'intérieur de l'hôpital on me brancha de suite dans une chambre. Je posai la question aux infirmiers : pourquoi j'étais ici. Malheureusement personne ne me répondit. Pour une fois je ne sentais pas mon cœur malade... j'étais sûre que c'était autre chose. Pourquoi on ne me répondait pas ?! Je voulais savoir !

La nuit arrivait sans que je n'eus ma réponse. Je me sentis mal à l'aise pour me reposer : entre la lumière et le bruit des voitures qu'on entendaient et apercevait par la fenêtre de la chambre. Les perturbateurs étaient omniprésent. Comment on pouvait être soigné dans cette institution si on ne pouvait pas au premier lieu se reposer ? C'était vrai la voie de guérison s'accompagnait toujours avec le repos...

Je me levai pour sortir prendre un peu l'air et échapper à cette ambiance étouffante. Cependant, une infirmière me l'interdit sèchement.

Cela m'énervais que l'on me parle ainsi donc je m'imaginai un plan infaillible pour m'échapper de cette prison.

"Ah ah ! Tu vas voir espèce d'infirmière ! On ne m'empêche pas de sortir comme ça!"

Je vérifiai si j'avais un colocataire non branché dans cette maudite chambre pour que mon appareille ne bipe lorsqu'il ne détecterait aucun battements.

Bingo, mon colocataire n'avait rien!

Il manquait plus à faire rouler les lit pour les échanger le possesseur de l'appareil et placer les fils sur la personne qui dormait. Je fis un rictus à mon plan.

Cela bipa quelques secondes à l'échange mais cela était fait. La "gardienne" passa dans la chambre mais ne remarquait rien de suspect puis finit par repartir de la pièce. Je restais figée quelques instants.

Quelques minutes plus tard, je me décidai enfin de franchir la porte, je passai par les escaliers pour m'échapper. J'eus de la chance: je ne croisai personne lorsque je traversais le couloir en direction de l'issus de secours.

J'étais essoufflée mais libre, enfin... il ne manquait plus qu'à sortir de cette prison. Je descendis les escaliers en reprenant mon souffle.

En ouvrant la porte qui donnait sur le hall d'entrée de l'hôpital, je calculai les lieux, je ne pouvais pas croire mes yeux : comment on pouvait avoir autant de personnel dans un même endroit ? C'était impossible de traverser cet endroit sans que quelqu'un ne me remarque... j'étais fichue.

Avant même que je ne réfléchisse à un nouveau plan pour sortir; une coupure de courant s'installa soudainement, je n'hésitai pas à deux fois pour m'enfuir.

Quelle chance ! Grâce à cela, je respirai à nouveau l'air pur de l'extérieur. Et pas cette odeur infâme de renfermée mêlée aux médicaments à mes narines. Une larme de joie s'échappa de mon œil.

Tout à coup, le courant revint, le bâtiment était donc éclairé on pouvait donc me voir si je restais plantée en face du bâtiment emplit de radars sur pattes. Je me précipitai alors dans l'arbre le plus proche pour me cacher de ces personnes qui m'auraient remis dans ma chambre sans aucune compassion envers moi.

Cette course m'avait rendu sommeil, je me bloquai donc entre deux branches et commençai à fermer mes yeux. Je pouvais maintenant me reposer, c'était plus agréable ici que rester dans ce bloc de béton.

J'étais fière de ma fuite, cela pouvait être digne d'une évasion d'une film d'action. Et puis, je ne supportais pas qu'on m'enferme sans m'expliquer la raison, sans même un indice. De plus je ne me sentais pas malade jusqu'au point d'aller à l'hôpital. Je comprenais de moins en moins ma situation.

Pour pouvoir me détendre, j'occultai cela en me mettant chantonner. Détendue, je puis enfin m'endormir, dormir à la belle étoile c'était le pied. La liberté, la nature, les bruits nocturnes. Entendre le doux vent se frotter aux feuilles et écouter les grillons chanter prématurément dans l'herbe printanier. C'était normal d'y prendre goût à cet atmosphère digne du paradis.

Soudain, un bruit de pas s'intensifia en ma direction. Les infirmiers avaient dû remarquer ma disparition dans ma soi-disant chambre. Mais, comment m'avait-on trouvé ? Ce n'était pas le premier endroit où on chercherait un disparu "malade". Qui à part moi serait assez courageux pour se réfugier dans un arbre en pleine nuit au milieux de la faune nocturne?

Mes muscles de mon corps se paralysèrent tandis que les pas continuèrent à de se rapprocher en ma direction.

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