J'étais presque sûre d'Edgar était le père de Glenn. En regardant de plus près sa fille je ne trouvais aucun point commun physique entre ces deux personnes. Je voulais alors en avoir le cœur net donc je sortie de ma chambre pour interroger la personne qui semblait le plus au courant : Eoghan.
Comme d'habitude je me perdis dans le bâtiment. Je m'énervai puis Eoghan apparut en se moquant de ma situation. Je brisai ses ricanements pour l'interroger :
-Tiens tu tombes bien ! Je voulais te demander si Glenn est la fille d'Edgar.
Il fit un bon en arrière pour me répondre avec un ton faussement surpris :
-La petite fait une enquête sur ma famille ! Devrais-je avoir peur ? Veut-elle avoir des informations pour mieux me dominer !?
Je roulais les yeux tout en souriant à sa blague. Il reprit un ton plus sérieux par la suite:
-Glenn est en effet ma nièce. Bien qu'elle nous ressemble pas elle est bien la fille de mon frère.
J'acquiesçai puis je repris le chemin vers ma chambre, je devait faire mes devoirs. Cependant, le voyageur temporel me retint par mon poignet.
-Attend, c'est la vérité quand tu disais que tu allais partager la même habitation avec le loup ?
-Bien sûr, cela te pose un soucis ?
-Euh... bien sûr que non... Il semblait hésiter sur ses mots. Enfin, c'est pour le maître. Tu vois, il va partager la même chambre. Et je sens qu'il va être aigre avec tout le monde. Je pense que tu as compris l'autre fois qu'il ne riait pas lorsqu'il était de mauvaise humeur.
-Ha ha, c'est vrai !
J'étais déçue que la raison de sa question n'était que pour le bien de son derrière et non parce qu'il était jaloux . Je retins mes larmes et me dirigea une nouvelle fois vers ma chambre.
-Attends petite ! Laisse-moi te raccompagner jusqu'à ta chambre. Tu vas encore te perdre.
J'appréciai son geste même si j'étais autant refroidie. Une fois dans ma chambre, il se posa sur le divan de ma chambre avant de reprendre son rictus habituel. Je le regardai outré, pourquoi osait-il se poser comme ça dans ma chambre !?
J'essayai alors de l'ignorer et contenir mes larmes. J'ouvris mon livre de mathématiques et me pencha sur les devoir que je devais faire. Je soupirai, je me souvenais de la correction de ces exercices. Au bout de cinq minutes je fini mes devoirs.
Je me retournai en direction d'Eoghan qui était en train de lire un livre que j'avais posé sur son siège.
-J'ai jamais compris l'intérêt d'écrire une histoire aussi longue pour finir par dire qu'il sortent ensemble. Tu lis vraiment ça, petite ?
-Je ne te permets pas de juger ! Il y a une trame derrière ! Bon, tu as fini de squatter?J'aimerais lire mon livre "cul-cul la praline", toute seule !
-C'est bon, c'est bon. C'est vraiment des goûts de petite, je vais pas juger. Tu comprendras plus tard que c'est ennuyant ce genre de livre. Bien sur ce je vais lire un vrai livre, moi !
Ma tristesse avait muté en dépit. J'en avait assez d'être prise pour une simple enfant à ses yeux. Lorsqu'il partit, j'explosai dans un sanglot mêlé de rage.
Je me suis par la suite, les jours suivants, vengée à ma manière en lui boudant. Il continua malgré tout par m'appeler « petite ».
On était dimanche matin, le soir Lucas et moi devions partir en Angleterre. Je me mis alors en tête de dire « au revoir » à Edgar et ne rien dire à Eoghan. J'avais déjà fait mes salutations avec certains membres du manoir avec qui j'étais assez proche.
J'allais par la suite vers sa chambre. Et bien sûr je me perdais. J'ouvris alors la porte qui me faisait face. J'étais arrivée dans la bibliothèque du bâtiment. La pièce était le cliché des cabinets d'hommes fortunés : les livres étaient si nombreux qu'ils faisaient l'isolation de la pièce. Je me perdis dans le rayon où réunissait les romans d'amours. Je feuilletais certains ouvrages, je ne trouvais pas ça enfantin d'en lire...
J'entendis un raclement de gorge, je me tournais. Je vis un homme svelte, les cheveux au carré bouclé d'un châtain doré qui s'avançait vers moi.
-Bonjour, Amy, que me vaut ta visite dans notre bibliothèque ?
Je regardai de plus près son visage. Cette barbe naissante et ces yeux noirs, ça ne faisait aucun doute c'était Amont. Je l'avais déjà croisé au part avant en train de traiter avec Michel.
Je me souvins que je devais répondre :
-Juste le hasard, le manoir aime se jouer de moi. Oh, je vois qu'il y a pas mal de romances, c'est rare d'habitude dans des bibliothèques qui regroupent de tout.
-Ha ha, ça me rappelle ma jeunesse. Moi aussi je me perdait par sa faute. Je lui souris. Ah, tous ce rayon ? C'est un « caprice » de monsieur Eoghan . Lorsqu'il était jeune, il dévorait les romances. Toutes les semaines, il me suppliait d'en ajouter de nouveau. Tiens, ça me rappelle qu'il chérissait ce livre. Il me tendit un ouvrage rongé par le temps. Il a toujours cherché meilleur que celui-ci mais sans succès. Puis il a eu sa crise de la centaine et a délaissé tout cela.
Un rictus se marquait sur mon visage, donc monsieur lisait jusqu'à ses cent ans des 'livres pour gosses'. Je demandais à Amont d'emprunter ce livre.
-Ah ! Tu peux même le garder, il est tellement usé qu'il fait tache parmi les autres. Mais au fait tu devais chercher quelqu'un avant te perdre, je pourrai t'aider à y aller.
-Merci infiniment ! Je cherchais justement son frère, Edgar. Mais tu connais la suite.
Il rit, puis m'informa qu'il était justement dans la Bibliothèque. Donc en soit le manoir avait répondu à mon appel. Amont me conduit vers une autre pièce qui était remplit de livres de sciences à première vu.
Il releva son nez de son livre et m'invita à m'asseoir à ses côté. Quant à Amont, il repassa dans l'autre pièce.
-Amy, quelle bon vent d'amène ?
-Je pars ce soir pour l'Angleterre, je voulais de dire « au revoir ».
-Ah oui c'est vrai, que vous partez aujourd'hui. Mais ce n'était pas la peine de me dire « au revoir » comme ça... ça fait comme si c'était la dernière fois qu'on allait se voir. Enfin... Il tourna les yeux sur ma veille reliure et prit d'un fou rire. Mon dieu ! Fleur mourante ! Où tu l'as trouvé ?
-Juste ici. Amont me l'a justement offert .
-Tu permets.
Il ouvra le livre et découvrait des annotations. Son gloussement se fit plus fort.
- « L'amour c'est la perte de sentiment ». « Je pleurai tous les jours ». Oh ! Mon frère était si sentimental, j'en laisserai une larme.
Donc Eoghan avait laissé des annotations ? Je me mis a imiter Edgar. J'avais enfin le moyen de réellement me venger.
Je me retirai et me dirigeai dans ma chambre sans mal et boucla ma valise. Et j'ajoutai mon nouveau joujou dans mon sac à dos.
Par la suite, Lucas frappa à la porte pour m'inviter à rejoindre la voiture. Je suivi ses paroles et plaçai mes affaires dans le coffre. Puis Eoghan arriva pour nous conduire. J'eus un insoutenable fou-rire pendant tout le trajet.
Lucas pensait simplement que j'étais excitée de partir. Eoghan quant à lui fronçait ses sourcils, il devait savoir que j'avais un plan pour qu'il arrête de me traiter de petite.
Nous retrouvions à la fin du trajet les classes et les deux bus. Je cherchai du regard Jade et je courrais vers elle. Cependant, la classe m'interrogea sur le fait que j'arrive dans le même véhicule que Lucas. Ce dernier dit que j'étais sur le trajet et que ça permettait de faire du bien à la Terre . Il avait enfin dit quelque chose d'intelligent devant eux. Je lui souri puis je saluai Jade.
Très vite il fut l'heure de démarrer, les bagages dans les soutes, les élèves compté. C'était parti !
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Kalworld : Préquel - Mensonges
VampirgeschichtenAmy During, seize ans, est une simple lycéenne qui va se confronter à un monde différent qu'elle connaissait. Oui, les vampires et autres créatures existent mais elles ne sont pas tous aussi bonne que vous le pensez. L'histoire se déroule quelque mo...
