Partie 11.1 Une nuit inoubliable

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Le salon est dans un état pas possible, je soupire et entend Yōko parler d'une voix grave derrière moi.

- Ne soupire pas comme ça, c'est de ta faute si c'est comme ça... Je lui lance un regard noir et ne répond pas.

Il oublie vite que c'est à cause de sa réflexion de ce matin que j'ai tout envoyer promener. Alors que je commence à tout ranger de nouveau, je le vois soudain attraper un grand sac poubelle.

- Qu'est-ce que tu fais?

- Je t'aide, ça ne ce vois pas?! Il répond d'un ton froid mais je me sens sourire.

Yōko à allumer la télé et une musique couvre le silence qui nous entoure, nous mettons au moins vingt minutes à tout ranger et à laver le sol, recouvert de restes de boissons sucrées et collantes, ainsi que de chips et miettes. Après ce "grand ménage" Yōko me demande si j'ai faim et je dois avouer que je meurs de faim, ce midi je n'ai pas vraiment mangé, j'hoche la tête mais quand je le vois prendre son portable je l'arrête d'un geste de main.

- Au lieu de commander, tu ne veux pas qu'on mange sainement cette fois-ci? Il me lance un regard étonné. Je sais que tu n'as pas grand chose mais je pense pouvoir me débrouiller...

Il lève les yeux au ciel et soupire.

- Ok, fais comme tu veux. Je vais prendre une douche moi pendant ce temps. Je hoche la tête et me dirige vers la cuisine.

Il n'y à vraiment pas grand chose dans son frigo ni dans ses placards, mais après avoir vécu avec mon père je sais faire de bons plats avec presque rien. J'attache mes cheveux et me met au travail. Il est déjà dix-neuf passé et tandis que le riz cuis j'appel ma grand-mère.

- Grand-mère? C'est moi. Je n'ai pas pu t'appeler je suis désolée.

- Rui-chan, je suis rassurée de t'entendre. Ton amie à bien voulu t'héberger une nouvelle fois?

- Oui ne t'en fais pas. Tu es toujours chez la voisine?

- Oui, nous venons juste de finir de manger et toi?

- Je n'ai pas encore mangé mais je ne vais pas tarder.

- Très bien, il faut manger à ton âge! Je souris et hoche la tête en lui disant qu'elle n'as pas à s'en faire pour moi. Nous ne parlons pas de mon père, elle doit savoir que je n'en ai pas envie, après quelques échanges elle me souhaite bonne nuit et me dis de ne pas me coucher trop tard, ce à quoi je réponds qu'elle n'a pas à s'inquiéter que je suis une grande fille maintenant et que je suis en sécurité où je suis. Je raccroche et met le couvert pour Yōko et moi, j'entends soudain sa voix derrière moi.

- Qu'est-ce que tu as fais à manger? Je me retourne et le regarde.

Ses cheveux sont encore mouillés et il porte un pull noir et un jean gris. Dans sa bouche il tient un bâtonnet en chocolat. Quand on le voit comme ça il est complètement différent, il ressemble à un homme tout à fais normal, pas à un héritier...

- Des Yakitori avec du riz, j'ai vue qu'il te restait des restes de poulet. Ça te va? Il regarde la table et je vois une expression étrange dans ses yeux, mais je n'arrive pas à savoir ce que c'est...

J'emmène les plats et m'installe en face de Yōko, il attrape ses baguettes et joint ses mains.

- Itadakimasu! Je lui sourit et nous commençons à manger, Yōko lève les yeux vers moi après plusieurs bouchées et sourit. C'est vraiment bon ! Je souris et avant qu'il n'ouvre la bouche pour dire autre chose je l'arrête.

- Non, ne dis plus rien! S'il te plait! Il me regarde intrigué et je baisse les yeux. C'est la première fois que tu me dis quelque chose de gentil, je ne veux pas avoir de mauvais souvenirs de ce repas... Il affiche soudain une moue boudeuse et parle d'une voix grognon.

- Ce n'est pas la première fois que je te dis quelque chose de gentil...

- Avec autant de sincérité dans la voix, si. Je suis vraiment heureuse que ça te plaise. Je lui souris timidement et il soupire.

- Si tu le dis...

Après le repas, Yōko s'est installé devant les informations tandis que je m'affaire à la cuisine, alors que je m'apprête à commencer à faire la vaisselle je l'entends me demander du saké depuis le salon. Je fouille dans ses placards et trouve enfin une petite boite rectangulaire rouge et or, à l'intérieur se trouve une petite bouteille couleur terre en forme de fiole, je lui emmène et lui sers dans un bol en terre cuite où un dragon doré et gravé. Il me remercie et me demande de lui laisser la bouteille. Je remarque soudain qu'il ne regarde pas les infos mais une série policière, je ne prête pas plus attention à la télé et je retourne dans la cuisine.

J'ai presque fini la vaisselle quand j'entends soudain un pas traînant derrière moi. Je me retourne et vois Yōko, les joues rouges et le regard vide.

- Qu'est-ce qu'il y à? Je le regarde étonnée mais il ne me répond pas et avance jusqu'à moi.

Arrivé à ma hauteur il place ses mains de chaque côté de l'évier et plonge son regard sombre dans le mien.

- Déshabilles-toi... Sa voix est lasse et son haleine empeste le saké.

- Tu rêves! Je réponds froidement et il fronce les sourcils.

- Tu es à moi je te rappel.

- Je suis à toi quand tu es sobre! Là tu es complètement saoul, tu ne pourras rien faire dans cet état, va te coucher au lieu de dire n'importe quoi!

Il pose soudain sa tête sur mon épaule et parle d'une voix enfantine.

- Rui-chan est méchante avec moi... Je me sens sourire quand soudain je sens ses mains attraper mes hanches et me soulever pour m'asseoir sur le rebord de l'évier. Yōko-kun va devoir la déshabiller lui même.

Ses mains passe sous ma chemise et sans réfléchir j'attrape un verre d'eau et lui verse sur la tête. Il se recule aussitôt et me regard ahuri. De nouveau je n'ai pas réfléchi avant d'agir, mais à ma grande surprise, il se met à rire et je vois une étincelle enfantine briller dans ses yeux. Il attrape une bouteille d'eau sur le comptoir et d'un geste il m'envoi l'eau qui est à l'intérieur, je suis trempée mais je n'ai pas dit mon dernier mot. J'allume aussitôt le robinet à fond et avec ma main je dirige un jet dans sa direction. En quelque seconde nous voila en train de jouer comme des gamins avec l'eau, la cuisine ressemble à une pataugeoire mais nous sommes trop occupés à "jouer". Je sors de la cuisine en courant en le voyant, une nouvelle bouteille d'eau à la main, il essaye de me mouiller de nouveau mais j'esquive facilement et me dirige vers la salle de bain. Mais alors que je veux fermer à clé, Yōko est déjà derrière à pousser la porte comme un dingue, il passe soudain la bouteille dans l'entre-ouverture de la porte et verse son contenu sur ma tête, je lâche soudain la poignée et me dirige vers la baignoire pour attraper le pommeau de douche. Il a un regard de défi mais je souris et allume l'eau de la douche à fond, à ma grande surprise Yōko avance et attrape ma main pour diriger le pommeau sur ma tête. A cette instant une lutte sans merci pour essayer de diriger le jet vers l'autre commence mais soudain, oubliant que le carrelage et l'eau est égal à glissade, mon pied ripe sur le sol et je tombe sur le sol, entraînant Yōko qui me tiens les mains.

En réalisant qu'il y à eu plus de peur que de mal nous éclatons de rire, Yōko, qui est au dessus de moi, me regarde soudain en souriant.

- C'était vraiment drôle ta chute! Il rie et je souris quelque peu gênée.

- Je te rappel que toi aussi tu es tombé! Il se redresse et soudain ses yeux se posent sur ma chemise complètement trempé.

- J'avais presque oublié que le blanc mouillé était transparent... Il se lèche la lèvre supérieur en regardant mon soutien-gorge blanc et noir et je sens que cette fois si je ne pourrais pas le retenir...

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Tu es tout ce que je voisOù les histoires vivent. Découvrez maintenant