Chapitre 28

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Pdv Hoodie

J'avais fermé la porte à clé et me l'étais fourrée dans la poche de mon sweat, restant collé contre le mur, les bras croisés en fixant méchamment Toby qui n'avait pas bougé d'un centimètre depuis le départ de Rune. Tim l'avais emmené pour s'occuper d'elle un instant, ce qui me laissant du temps avec cet incapable de bipolaire, qui m'exaspérait plus que tout à trembler comme un enfant, assis sur son lit en jouant avec l'élastique de ses lunettes. Sa maladie m'avait toujours énervé mais je ne pouvais jamais rien dire à ce sujet, ou Slender alors me forcer à m'excuser auprès de lui. Il agissait comme un tueur sanguinaire et sans pitié et deux minutes après il se retrouvait à la merci de n'importe qui en ressemblant à un enfant perdu. Je tapais du pied par terre en serrant les dents, donnant un violent coup de poing dans le mur derrière moi pour le faire réagir. Ce qui marcha plutôt bien puisqu'il sursauta avant d'aller se plaquer contre la paroi du lit, me regardant avec plus de peur que de courage, se doutant bien qu'il n'allait pas passé le moment le plus agréable et calme de sa vie. Ayant enlevé ma capuche et ma cagoule un moment auparavant, je passais une main dans mes cheveux en esquissant un sourire énervé avec un petit sourire qui laissait bien paraître la haine et la colère qui me serrait l'estomac. Il avalait sa salive en continuant de trembler, tendant doucement la main vers la table de nuit pour attraper une petite boîte de pilules bleues. Il devait en prendre à chaque fois que les changements d'humeur étaient trop brusques et forts, pour qu'il ne fasse pas de crises d'épilepsie ou ce genre de choses qui pourraient très bien le faire mourir. Mais avant même qu'il puisse poser la main sur le capuchon, j'avançais rapidement en saisissant le pot, le soulevant au dessus de lui tout en lui attrapant le col du tee-shirt de ma main libre, l'étouffant une seconde. Dans une pleine position de supériorité, je le regardait droit dans les yeux en sentant son souffle saccadé et beaucoup trop rapide sur moi. Je ne me souciais que très peu de son état physique ou mental alors le faire souffrir n'était pas vraiment un problème pour moi, surtout que jusque là, il s'était moqué de moi.

-Tu t'es bien foutu de moi enfoiré de petit pyromane... Je lui disait doucement en le gardant en l'air, mettant égal sa boîte de médicaments dans ma poche en le secouant un coup. Tu disait que la tuer serait mieux pour nous? Mais en fait tu avais juste envie de la tuer pour ton propre plaisir hein? Je serrant mon autre main sur sa gorge, bloquant sa respiration quelques longues secondes pendant qu'il se débattait en dessous de moi. Il ne pouvait pas ressentir la douleur comme nous, je voulais bien le croire, mais je pouvais quand même l'empêcher de respirer pour qu'il souffre. Quand je le lâchais pour qu'il me réponde, il toussa un instant en commençant à pleurer, ayant du mal à reprendre son souffle, en plein début de crise de respiration dû à son manque de médicaments. Mais je n'allais pas lui donner pour autant, hors de question que je lui fasse cette honneur en l'épargnant gentiment comme je le faisais habituellement. Maintenant on allait changer les rôles et à la place d'être le type discret qui ne voulait pas faire de mal inutilement à cet idiot, j'allais prendre un malin plaisir à le voir souffrir. Dans un dernier espoir, il se redressa sur le lit en tendant le bras pour attraper les cachets mais, pur réflexe j'imagine, je lui envoyais mon poing dans le visage, entre son oreille et son menton, sentant mon poing taper fortement sur sa mâchoire. Il n'eut même pas le temps de crier qu'il tomba sur le côté en regardant dans le vide, faisant pencher sa tête en arrière, comme je le soulevais encore par le col. Par peur au départ, je le lâchais brusquement pour que son corps s'étale sur le matelas et je fourrais la boite dans ma poche, regardant son corps étendu.

-Merde... Nan nan nan, je répétais des insultes en silence, le regardant de long en large. Je posais immédiatement deux doigts dans son coups, au creux de sa mâchoire pour vérifier son pouls. Je lâchais un soupire rauque et soulagé quand je sentis quelques battements au bout de mes doigts. Je m'enlevais de par dessus lui et lui donna deux petites claques sur la joues en riant ironiquement.

Passé Commun | CreepyPasta | (Terminée)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant