Karl. Elle ne savait pas qui il était, sinon elle ne se serait jamais permis le moindre sentiment pour lui. Mais Tyler est une imbécile. Une soirée d'Halloween, elle a trop bu, elle tente de sortir, et tout s'enchaîne. Mais maintenant, il est trop t...
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TYLER
La nuit est tombée sur Berkeley. Tout est calme, il n'y a plus personne dans la salle de sport de l'agence. Pas un bruit, rien d'autre que ma respiration régulière, alors que je cours sur le tapis prévu à cet effet, le regard fixé sur les immeubles illuminés de la ville. Je ne pense plus à rien, tout est si... mécanique. C'est reposant.
Depuis que je suis rentrer de Los Angeles, je dois m'entraîner deux fois plus qu'avant ; à cause de l'accident de Karl, les préparatifs ont pris du retard à tous les niveaux, et on a du le reporter. Résultat, j'ai passé encore plus de temps que prévu sans entraînement adéquat et je dois tout rattraper, Jane ne me lâche pas. Alors pour me maintenir, je fais des heures sups, Nora m'a donné le code d'accès à la salle et le concierge est toujours là pour m'ouvrir quand je dois partir.
Je termine mon dernier circuit et pars prendre une douche, avant de me rhabiller pour partir. Je ne sens plus mon corps tellement je suis fatiguée, mais je suis à peu près certaine que demain, je me découvrirai de nouveaux muscles à cause de la douleur.
Alors que je quitte la salle, il me semble entendre quelque chose dans le couloir, mais je n'y fais pas attention, sans doute un des employés de ménage... Je prends l'ascenseur nord et quitte le bâtiment.
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KARL
Je sors de mon bureau, après avoir échanger mon costume contre une tenue de sport. J'ai repris mes vieilles habitudes de mannequins, et entre l'alimentation et le sport, je commence presque à ressembler à celui que j'étais encore il y a deux ans. Depuis l'accident, j'en ressens le besoin. J'ai perdu la mémoire, mais j'ai aussi l'impression d'avoir perdu ce que j'étais, et ça, ça ne date pas de cette nuit maudite. Peut-être que si j'arrive à me retrouver, les souvenirs reviendront avec le reste. Et après tout, un mari trophée se doit d'être présentable, non ? Alors qu'un sourire amer se peint sur mon visage, je secoue la tête ; je ne devrais pas penser ça, Olivia fait tout pour que je me sente bien, ce qu'on a n'a rien à voir avec une quelconque fierté mal placée, quoiqu'on puisse en dire. Mais j'ai cette sensation d'inconfort parfois, qui refuse de me quitter quand je suis avec elle. Depuis qu'elle a accéléré les préparatifs du mariage, j'ai l'impression de ne plus rien contrôler. C'est pour ça que je me suis remis à l'exercice, au moins, je suis maître de mon corps. Eh puis c'est toujours mieux de s'endormir grâce à une montée d'endorphine que grâce aux somnifères que m'a prescrits le médecin quand il a découvert que je n'arrivais plus à trouver le sommeil...