-...J'ai toujours envie de toi quoi que je fasse.
J'avale avec difficulté ma salive. Pas parce que j'ai peur. Mais à cause de la position inconfortable dans la quelle je me trouve: le visage vers le plafond, sa main serrée sur ma gorge.
Puis d'une voix non-chalante mais certaine j'articule:
-Si tu me veux encore et encore et bien vas y. Prends moi encore et encore. Jusqu'à ce que tu n'ai plus soif. Je suis à toi. Tu peux me faire ce que tu veux, alors pourquoi tu te prives?
Il me lache le cou, mais reste collé dans mon dos.
-Je ne veux pas te prendre si tu te laisses tout simplement faire sans la moindre envie, que se soit envie de moi ou envie de te débattre. Cela ne sert à rien si j'ai une poupée de chiffon entre mes bras.
Je me retourne et le regarde avec insolence.
-Tu fais bien de me dire ça... au moins maintenant je saurais comment te faire chier!
-N'essaye pas d'être la plus maligne de nous deux. Je te rappelle que comme tu l'as toi même si bien dit: tu es à moi.
Je passe doucement ma langue sur mes lèvres.
-Je SUIS la plus maligne de nous deux. La preuve: je t'ai sucé et tu étais sous mon emprise. Je pouvais faire ce que je voulais de toi. Tu crois être le maître et tenir les ficelles mais je te tiens par les couilles. Comme TU l'as si bien dit tu ne peux plus te passer de moi. Tu me veux encore et toujours. Si j'ouvrais les cuisses je pourrais te faire faire ce que je veux. Si j'écartais les fesses je pourrais même te dire de sauter par la fenêtre que tu le ferais. Tu n'es qu'un frustré de l'entre-jambe... et ceux-là c'est ceux qu'on tient le mieux.
Un long silence pesant suis ma tirade.
J'aime le mettre hors de lui! J'aime le voir s'énerver! Qu'il me fasse du mal tant pis: ça en valait la peine!
Mais à ma grande surprise son visage ne se décompose pas comme je l'avais imaginé. Ses yeux ne s'injectent pas de sang et sa respiration reste paisible.
Et puis d'un coup son petit sourire apparaît:
-Tu as peut-être raison. Je suis autant accro au sexe qu'au sang. Je suis accro à toi. Mais tu te trompes sur un point ma chérie: c'est bien moi qui tient les ficelles, ce n'est pas seulement une illusion. Nan mais sérieusement Zala... tu croyais vraiment que la paire de ciseaux je l'avais « oubliée »?! Que je suis parti de la salle de bain juste pour te laisser de « l'intimité »?! C'était un test ma belle, un nouveau jeu. Et malheureusement pour toi, tu as complètement échoué.
