/20/ Ma propriété

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« Un gage »...
Que va-t-il me faire?
Je sens déjà les larmes couler de mes yeux alors que je ne sais même pas encore ce qu'il va me faire subir.

-Tu sais que tu le mérites. Vouloir me tuer n'est sous doute pas la meilleure idée que tu ai eu ici... Comme s'il était aussi simple de se débarrasser de moi. Tu me sous-estime.

Il pause son regard sur le morceau de miroir qu'il m'a arraché des mains avec le quel je comptais le tuer, qu'il tient toujours entre ses doigts.

-Et si nous utilisions ceci...

Un éclair de terreur passe dans mes yeux... mais également de soulagement. Après tout la mort serait une délivrance comme une autre.

Il se met à rire.

-On non... je ne vais pas te tuer ma chérie. Ce serait bien trop facile et je trouve que je ne me suis pas encore suffisamment amusé avec toi... surtout que par ta faute j'ai perdu deux sympathiques compagnons.

Il pose sa main en plein milieu de mon visage, m'empêchant presque de respirer et me force à tourner la tête.

-Et rappelle-toi, plus tu te laisseras faire, moins se sera douloureux.

Il pause le morceau de miroir sur la peau de ma joue et appuie légèrement dessus.

-Il est tant que je te marque. Que tu portes sur ton visage ma signature, à fin que tu n'oublies jamais à qui tu appartiens. Tu n'es plus rien ma belle si ce n'est mon objet... souviens-t-en.

Et sur ses mots il fait glisser le morceau aussi coupant qu'une lame de rasoir dans ma chair jusqu'au sang.

L'adrénaline causée par la peur me fait oublier toute douleur physique. Je n'ai pas mal même si je sens mon sang s'échapper de ma joue et mon visage devenir une charpie. Pourtant j'aimerais souffrir. Avoir mal un instant pour oublier tout le reste. Juste la douleur comme si il n'y avait plus rien d'autre...

Il continue de dessiner à même ma peau puis une fois terminer il admire avec fierté son travail.

Il essuie le sang sur le morceau de miroir et me le tend.

-Je t'en prie admire-toi.

Je tourne la tête vers mon reflet avec mollesse.

Ma joue est couverte de sang, et je peux y distinguer deux initiales.

« P.J »

Il lit dans mes pensées quand je me demande si ce P correspond à son nom de famille.

-Bien sur que non! Me crois tu assez bête pour laisser une trace de mon identité sur toi... P.J : Propriété de Juan. Ça te va bien non?! A mon humble avis tu es plus belle comme ça. Et puis ça va vite cicatrisée. Bientôt on ne verra plus que ces deux merveilleuses lettres gravées sur ton visage.

Je laisse une larme s'échapper de mes yeux et dans un chuchotement je lui dis:

-Je... te... hais...
-Je sais. Malheureusement personne ne te demande ton avis ma chérie.

Zala Des histoires addictives. Découvrez maintenant