/24/ Apprentissage douloureux

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-Un mois plus tard-

-Donne moi ton bras.

Je le lui tends en serrant les dents sachant déjà la douleur que je vais éprouver.

Nous sommes l'un assis en face de l'autre, lui sur une chaise et moi sur le rebord de la baignoire.

Il attrape fermement mon poignet dans l'une de ses mains pour m'empêcher de bouger mon bras et de l'autre attrape une lame de rasoir posée sur le meuble de salle de bain.

Il la tient avec assurance entre son pouce et son index.

Il retourne mon bras de façon à ce que ma paume de main regarde le ciel. Je regarde avec dégoût toutes les cicatrices plus ou moins anciennes qu'il m'a déjà faites. Il m'en fait parfois plusieurs par jour et parfois pas du tout durant une semaine... cela dépant de son humeur et de ses envies.

-Prête?

Je hoche à la tête et tourne mon visage pour ne pas assister à ce qu'il va me faire.

-Je t'ai déjà dit que je voulais que tu regardes.

Je ferme les yeux quelques secondes pour me préparer psychologiquement et tourne la tête vers lui.

-Bien.

Il regarde mon bras et pose la lame dessus.

Il appuie légèrement puis trace un trait sur ma peau. Aussitôt du sang se met à couler.

Je sers de toute mes forces le rebord de la baignoire de ma main libre et essaye de résister à la tentation de hurler... il n'aime pas quand je me perds dans la douleur: il veut que je lui résiste. C'est ainsi qu'il « m'apprend ». Si je cris je serais punie.

Il en fait une deuxième parallèlement à la première et cette fois non plus je ne fais pas un son malgré l'envie que j'ai de hurler.

Des gouttes de sang en abondance s'écrasent sur le carrelage blanc poisseux du sol de la pièce.

Il me lâche le poignet et me dis de ne pas bouger ce que je fais.

Il se lève et attrape une trousse à pharmacie.

Il se rassoit, l'ouvre et en sort un spray antiseptique que je connais bien. Il m'en met après chacune des mutilations qu'il m'inflige.
Le produit me pique mais ce n'est pas pire que tout le reste alors j'ai l'impression de ne ressentir presque rien.
Il enroule ensuite mes deux nouvelles plaies d'un bandage blanc en coton.

J'approche mon poignet de mon visage et regarde avec désespoir le bandage.

-Alors?
-Alors quoi?!

Je lui crache cette phrase au visage.

-Parle moi mieux que ça!
-...Pardon...

Je baise les yeux, ne voulant pas être punie.

-Alors qu'as tu ressentit cette fois?
-Pareil.
-Ne me ments pas.

Je lâche un long soupire puis reprend:

-Et bien... ça m'a fait mal... mais ce n'est pas exactement pareil. Comme si c'était moins douloureux, comme si je m'habituais peu à peu à la douleur.

Un petit sourire en coin apparaît sur son visage, il se lève.

-C'est bien Zala. Tu commences à apprendre. Tu mérites une récompenses.

Zala Des histoires addictives. Découvrez maintenant