Juan ouvre la porte de sa chambre, là où je ne suis jamais allée et me dépose sur son grand lit. Je m'enfonce dans le matelas moelleux.
Il me retire le reste de mes sous-vêtements sexy et les jette sur le sol.
Il part quelques secondes puis revient avec une nouvelle paire de ciseaux, et la trousse à pharmacie.
Il s'assoit à côté de moi sur le lit.
-Je vais devoir te couper le fil. Tu vas avoir mal.
Je hoche la tête avec toutes les forces qu'il me reste et il commence à couper. Jusque là ça va, mais lorsqu'il retire le fil en le faisant glisser dans les trous d'aiguilles dans la peau je crie de douleur. Je me tiens aux draps pour rester en place.
Une fois terminé, il désinfecte mes plaies, celles de ma bouche et celles dû aux brûlures de cigarette sur tout mon corps.
Lorsqu'il a finit il dépose la couverture
sur mon corps nu.
-Dors. C'est la seule chose à faire.
Il est sec et brusque dans ses paroles mais pourtant ces gestes sont doux et réconfortants...
Il me regarde quelques secondes avec presque comme de la tendresse dans les yeux, puis sort de la chambre.
A ma grande surprise je ne l'entends pas la fermer à clef, ce qu'il fait toujours.
*****
Je n'arrive pas à dormir.
Pendant plusieurs heures les images des tortures qu'ils m'ont infligées repassent en boucle dans ma tête. J'ai peur que si je m'endors ils reviennent, comme une enfant qui a peur que le vilain monstre sorte de sous son lit pour lui manger les orteils.
Au bout de plusieurs heure je sens qu'il fait nuit.
La porte de la chambre s'ouvre, c'est Juan.
Je ferme les yeux et fait semblant de dormir.
Je l'entends retirer son t-shirt et son jean. Il ouvre les draps et s'allonge à côté de moi. Pendant quelques secondes j'ai peur qu'il veuille me toucher, mais non. Il reste allongé, près de moi. Il veut juste dormir. C'est vrai que je suis dans son lit.
Je suis dos à lui, mais au bout de quelques minutes je me retourne vers lui et sans comprendre pourquoi je me colle contre son corps chaud.
Je le sens se raidir, mais il finit par m'envelopper entre ses bras.
Enfin, je m'endors. Là, contre lui. Où personne ne peut me faire de mal. Pas même le monstre sous le lit...
