CHAPITRE 5

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Je n'avais pas réussi à me concentrer de la journée

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Je n'avais pas réussi à me concentrer de la journée. L'idée de faire face à Isaac ce soir, chez lui, et qui plus est, pour parler de Melvin, me nouait l'estomac.

Je tournais comme un lion en cage dans mon appartement, Peter n'allait plus tarder. Je regardai l'heure pour la neuvième fois en moins d'une minute et ce fut ce moment qu'il choisit pour arriver.

—Prête, Sara ?

Du tout.

—J'imagine, oui.

Le trajet se fit sans un silence religieux. Peter avait l'air aussi tendu que moi, ses mains crispées sur le volant pouvait en témoigner.

Au bout de plusieurs kilomètres, à la sortie de la ville, il se gara enfin devant un immense portail noir en fer forgé. Mon cœur martelait ma poitrine, mon anxiété grimpait en flèche et le peu d'assurance qu'il me restait s'était définitivement évanouie.

—On y va, dit Peter en coupant le contact.

Une grimace de désapprobation déforma mes traits. À regret je le suivis et descendis de la voiture.

Stressée, je jetai un rapide coup d'œil aux alentours et l'adrénaline pulsa un peu plus dans mes veines. La Lamborghini était bien là, garée un peu plus haut dans l'allée. Pas de doute possible, nous étions bien chez Isaac.

Un homme d'au moins deux têtes de plus que moi doté de bras qui devaient faire trois fois mes cuisses vint à notre rencontre.

—Qué quieres ? (Qu'est-ce que vous voulez ?)

Peter tendit un bras en arrière, dans ma direction en guise de protection. Ce geste aurait dû me rassurer mais eut l'effet tout inverse. Je me figeai et arrêtai de respirer.

—Tranquille, Fred, temporisa mon ami. Ton patron est au courant, il nous attend.

Je tiquai.

Son patron ?

Peu convaincu de la véracité de nos dires, le colosse sortir son téléphone et le porta à l'oreille. Je ne comprenais pas un traître mot de la conversation qu'il avait avec son interlocuteur, juste que c'était une langue aux consonances hispaniques.

J'en profitai pour me rapprocher de Peter.

—Depuis quand tu parles espagnol, toi ? demandai-je à voix basse

Il se contenta d'hausser les épaules.

—Trainer plusieurs années avec Barrosa, ça aide.

—Barrosa ? répétai-je complètement larguée.

—Isaac, dit-il en baissant les yeux sur moi. Isaac Barrosa.

—Oh... je vois. Et il fait quoi au juste dans la vie pour avoir ce genre de baraque ? je dis en désignant l'immense propriété du doigt.

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