Taina
Après mes retrouvailles avec Fubuki j'étais impatiente de la revoir dès qu'on en aurait l'occasion en tant que Résistantes. On s'écrirait aussi.
J'avais raconté ce soir là à Ursa, un jour où j'avais passé l'après-midi chez elle. Elle me disait qu'elle se souvenait de la petite bouille de Fubuki enfant et qu'elle se demandait à quoi elle ressemblait maintenant. Je lui disais qu'elle n'avait pas tant changé et qu'elle était petite. Elle me répondait qu'elle espérait qu'elle pourrait la revoir un de ces jours.
Ursa avait toujours été comme une tante pour moi mais aussi une amie et confidente. Elle me connaissait par cœur et quand ça n'allait pas c'est vers elle que j'allais. J'étais d'un naturel sociable et pourtant je n'avais pas beaucoup d'amis, je n'avais pas gardé contact avec mes anciens camarades. Alors ma seule amie était Ursa, Fubuki mon amie d'enfance et j'avais maintenant Mahana, Orava et Najwa. Ça faisait d'ailleurs un moment que je n'avais pas vu ces trois là. Ils sont inséparables, il est rare de voir l'un sans les deux autres, alors si un jour je les voyais dans la rue au moins je serais presque sûre de tous les voir d'un coup !
J'allais donc encore une fois chez Ursa. Je n'avais pas vraiment grand chose d'autre à faire ces derniers temps. Contrairement à la plupart des filles de mon âge je ne comptais pas me marier et avoir déjà mon premier enfant. Justement je croisais beaucoup d'anciennes camardes avec un bébé accroché dans le dos. C'est une tradition, mais ma famille ne respecte pas vraiment celle-ci. Je me demandais ce qu'il en était de Mahana, Najwa et Fubuki à ce sujet. Avec les deux on n'avait pas vraiment parlé de ça, avec Fubuki je n'en ai pas eu l'occasion.
Commençant à connaitre Mahana je ne douterais pas que si sa famille avait essayé de lui proposer un quelconque mariage arrangé elle l'aurait rejeté directement. Sa mère aussi avait l'air d'être une dure à cuire, alors ça ne m'étonnerais pas que ses parents ne soient pas pour cette tradition. Quand à Najwa je ne savais honnêtement pas, peut-être comptait-elle le faire après avoir fini ses études de médecine. Pour Fubuki je pensais que sa famille était un peu comme la mienne. Et je me demandais si les traditions et coutumes sur ce sujet étaient les mêmes chez les Mikazukis. D'ailleurs Mama et Pa m'avait eu alors qu'ils avaient vingt-et-un ans et vingt-trois ans, la tranche d'âge habituelle.
J'empruntais ce chemin si familier et me retrouvais devant leur machiya. Je laissais mes getas dans le genkan et toquais. La porte coulissa pour laisser apparaitre cette silhouette que je connaissais bien. Elle m'afficha un sourire radieux et me fit signe d'entrer. Je compris en entrant pourquoi elle avait l'air si heureuse, Ele'i était assis à terre, devant la table basse.
Il me sourit et je lui rendis. Je ne savais pas qu'il serait là, je pensais qu'il travaillait. Je m'asseyais aussi. Ursa restait debout.
"Je vais chercher les brioches." Dit-elle en souriant.
Elle partait les sortir du four et les apportait. Elle s'asseyait à son tour.
"Tu te demandes ce que je fais là hein ? Bah figures-toi que c'est férié ! Depuis que t'as plus école t'as plus la notion du temps idiote !" Nargua Ele'i.
Il me rit au nez. Il lisait en moi comme dans un livre ouvert, je n'avais rien dit et il savait ce à quoi je songeais. Je me ressaisis.
"Hey ! Je suis pas idiote, on n'a même pas de calendrier à la maison c'est pas de ma faute ! Enfin si mais Pa et Mama le garde pour eux dans leur carnet de travail !" Rétorquais-je.
On riait...de moi. Je réfléchissais, on était fin octobre... enfin... je croyais qu'on était fin octobre.
"On est fin octobre hein ? Au moins ?"
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Rakuen
ParanormalTaina et Fubuki vivent à Mikazuki. Toutes les deux étaient amies un jour, toutes les deux se considèrent mutuellement comme des sœurs aujourd'hui. Elles se perçoivent au-delà de leurs différences. Seulement, le gouvernement n'est pas de cet avis, l...