Je ne pus m'empêcher de courir au seau le plus proche pour y rendre mon repas et le café que m'avais servi gentiment Gaspard. Après un long moment à me débarbouiller, je revins à ma place.
« Tu as fini ?
-Oui, je suis désolée que vous me voyez dans cet état.
-Je t'en prie, j'ai vu pire avec ce zigoto là. »
Un sourire se dessina mais je m'empressai de l'effacer. Je ne peux plus sourire face à ce menteur.
« Était-il au courant du mépris que tu accordais aux nobles ?
-Oui.
-alors je le comprends.
-Comment ?! Il nous a menti depuis le début !! M'offusquai-je.
-Tu m'as bien entendu. Déclara-t-il. Il faut dire que ses compagnons de route méprisant les nobles sachant qu'il en est un lui-même, il en faut du courage pour cacher la vérité. Il ne vous a pas menti, il vous a simplement dissimulé sa véritable identité sous peine de se faire virer de votre troupe. Il est tout à fait normal de le comprendre. Qu'avait-il à gagner de vous montrer son identité ? Qu'avait-il à perdre à obscurcir ce point ?
-Tu n'a pas tord mais je trouve ça absurde qu'il est continué. Et en plus, ce n'est pas comme-ci c'était le bon samaritain. Dis-je en pensant à son autre-lui.
-Renji est un gamin bien trop instable. avec vous, il avait l'occasion de prendre du repos. Tu ne devrais pas le haïr ou même le mépriser sans savoir qui il est.
-Je sais qui il est, ce n'est qu'un noble schizophrène complètement sanguin qui ne pense qu'à manipuler les autres.
-Rien que cet avis me montre que ton idée est totalement fausse. Apprends à connaître tes camarades avant de les juger sous les actes.
-Vous ne pouvez pas comprendre.
-Crois-moi que si.
-Jaïa !! »
L'ascenseur venait tout juste de s'ouvrir que je vis la touffe blonde de Renji débouler devant moi. sa mine affolée et très inquiète ne lui allait pas du tout. Il s'appuyait sur ses genoux montrant l'effort qu'il avait fait pour venir le plus vite possible. Je sentis mon sang bouillonner et je ne pus m'empêcher de me planter devant lui. Il se releva et sourit.
« Je suis désolé. »
Ses mots.. Je sentis mon bras bouger tout seul, conduit par ma colère insoutenable, le dégoût marquant et mon regret d'avoir failli à mes principes et de ne pas avoir écouter mon instinct depuis le début. Je ne pus m'empêcher. Je relevai ma main et dans un bruit claquant, lui asséna une simple gifle. Il fit des yeux ronds et colla sa main contre sa joue giflée. Elle était légèrement rougis par le coup. Puis, il eut un regard des plus sincères qui fit arrêter mon coeur net. Il commença à rigoler bêtement ou nerveusement.
« Et bien, on ne m'en avait jamais faite des comme-ça. »
Sa réponse me tétanisais. Je n'étais plus capable de rien. Mon cerveau était confus, coincé entre un sentiment de chaleur et de dégoût. Un noble... Devant moi. Là, maintenant ?!
« Ecoute, je sais que tu es énervée contre moi. J'en suis parfaitement conscient ne t'en fais. Je sais aussi que comme tu me l'avais dit un jour, les nobles te dégoûtent au plus haut point donc je comprends également que tu ne veuilles plus me voir... »
Il commença à déboutonner sa veste.
« Que la simple idée que tu fasses équipe avec une personne comme moi t'empêche de me regarder droit dans les yeux, et pour rien au monde je voudrais que tu te forces. Mais malheureusement, si je t'ai rattrapé ce n'est ni pour t'implorer pardon ou pour m'expliquer car je n'ai rien à dire... »
Une fois sa veste enlevée, il l'a mis autour de mes épaules. Sa veste rouge rubis m'éblouissait dans le noir que je broyais depuis quelques minutes.
« Je t'ai rattrapé pour te donner ma veste. Lorsque je voudrais la reprendre, nous pourrons nous expliquer et je te révélerai ce que tu souhaites si l'envie te prenait. je risque de ne pas revenir avant un petit moment, alors soi patiente d'accord ? »
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HÉROS
FantasyJaïa Uno, jeune Yaturienne de 15 ans, accompagnée de son tendre frère Temio, se retrouvent confrontés à la dure réalité : ils sont rejetés par la société. Un jour, quand un voyageur d'un pays voisin s'allie à leur duo pour mener à bien une mission...
