Je me réveillai doucement en m'étirant. Mes cheveux me tombaient dans le dos comme un rideau qu'on avait baissé. Je me levais et ouvris la fenêtre. L'air frais de Sakaku me fit tellement de bien que je souris naïvement. J'ouvris mon sac et pris une tenue qu'on avait acheté dans les rues de Vinidé pour Sakaku. C'était une tenue assez chaude pour maintenir la température corporelle et j'en étais vraiment fière. J'enfilai le col-roulé gris clair, puis le pantalon cargo noir de jais, et enfin le manteau dans un tissu tellement lourd que j'avais l'impression de porter une armure sur mon dos. Je mis mes bottes de montagne et ouvris la porte. Je m'engouffrai dans le couloir pour aller dans la chambre de Temio mais mes pas me dirigèrent plutôt vers la chambre d'Aloïs. Je restai figée devant le pas de sa porte en me remémorant la soirée d'hier mais pris une grande inspiration et j'entrepris de toquer à sa porte. Quelques secondes plus tard, je vis la serrure faire deux tours.
« Entrez ! »
Je posai ma main sur la poignée et ouvris la porte en grand. Je vis alors la même chambre que la mienne dans une disposition différente se dévoiler à moi. Aloïs fit passer sa tête dans l'entrebâillement de la porte de la salle de bain. Je vis son épaule nue dépasser également. Je rougis dans mon foulard mais Aloïs au lieu de faire de même, se contenta de rire jusqu'à l'étouffement.
« Tu verrais comment tu es !! Un bonhomme de neige !!!! Hurla-t-il dans son fou-rire. »
Je me précipitai sur lui pour lui en coller une quand il bloqua la porte de la salle de bain.
« Heu, comment t'expliquer... »
Dans le petite ouverture que me laissait la porte, je vis ses vêtements posés et rangés sur une chaise. Je compris la situation et rougis encore plus que toute à l'heure.
« Désolée, tu n'aurais pas dû me laisser rentrer.
-T'occupes tu veux ? Attends-moi dans le salon si tu veux bien. »
J'acquiesçai et me dirigeai donc dans le petit salon identique au mien dans ma chambre. J'attendis sur son canapé pendant 5 minutes puis il arriva, vêtu d'un pantalon cargo bleu royal. De grandes bottes en cuir marron clair donnait une touche douce à sa tenue assez sombre. Puis je me rendis compte à mon grand regret que le haut n'avait pas encore était mit.
« Mais à quoi tu joues !! Lui criai-je dans les oreilles. »
Je pris le premier coussin à ma portée pour lui jeter violemment dessus. Il fit des yeux étonnés.
« J'allais juste prendre mon col-roulé dans l'armoire.
-Et tu pouvais pas me demander au lieu de exhiber comme ça ?
-Non, c'est bien trop facile. Dit-il avec son petit sourire en coin. »
Je sentis mes joues devenir pivoine. Il ouvrit donc -comme dit plus tôt- son armoire et prit un col roulé gris anthracite. Il fila avec le col roulé dans la salle de bain et en ressorti un peu mieux coiffé.
« Dis-moi Jaïa ?
-Oui ? Répondis-je mes joues appuyées contre mes genoux.
-Que penses-tu que diras Temio si il te voit dans ma chambre ? »
Je déglutis bruyamment. Il est vrai que je n'avais pas vraiment réfléchi à ça... Ma gêne se fit d'autant plus grande et même insoutenable. Mais il n'y a pas de raisons, après tout vu ce qui s'est passé hier soir, il est simplement normal que je prenne de ses nouvelles.
« Et toi, pourquoi cette réflexion ? Après tout, il n'y a pas de mal de prendre des nouvelles d'un camarade.
-Oui, bien sûr je comprends. Dit-il les oreilles légèrement rougissantes. »
Il prit alors sa veste rouge et la mit ainsi que son sabre à la ceinture et me dévisageai un instant.
« On est assortis ! »
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HÉROS
FantasyJaïa Uno, jeune Yaturienne de 15 ans, accompagnée de son tendre frère Temio, se retrouvent confrontés à la dure réalité : ils sont rejetés par la société. Un jour, quand un voyageur d'un pays voisin s'allie à leur duo pour mener à bien une mission...
