CHAPITRE 17 :

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Je me réveillai. En ouvrant les yeux, je vis le lit du dessus. je suis à la taverne ? J'avais la tête aussi lourde qu'un boulet de canon. En me tournant, je ne vis ni Temio, ni Renji. Je pris mon courage à deux mains et me levai. Un picotement survint dans mon cou. je le grattai et me rendis compte qu'un pansement avait été déposé sur les picotements. Je me souvins alors de l'intervention de Saguraka, l'impératrice royale de Sakaku. Ce flash-back me poussa des ailes dans mon dos. Où ils sont !! Je courus alors et défonçais la porte de ma chambre. Gaspard me regardai avec des yeux aussi ronds que ceux d'une chouette.

« Et bien, tu viens de manger un lion ou quoi ? Dit-il, les sourcils levés.
-Où ils sont ?
-Qui ?
-Renji et Temio ? M'affolais-je.
-Ils sont partis. Temio t'a déposé ici parce que tu as fait un malaise.
-Non. Il faut que je parte. Tu sais où il est parti ?
-Non, mais il me semble qu'il voulait aller au palais royal.
-Merci !! »

Je courus vers l'ascenseur et l'activai. Une fois arrivée en haut, je demandais au molosse de m'ouvrir la porte. je me rendis compte qu'il faisait nuit noire. Il n'y a pas un chat. Lors de mon sommeil, quelque chose m'avait secoué dans tous les sens. La morsure du serpent de cet après-midi avait déclenché quelque chose en moi. Ironiquement, je savais où étais mon frère mais également Renji. Comme-ci ceux qui m'étais cher je savais où les retrouver. Soit disant, la morsure allait me rendre plus précieuse, je ne sais pas en quoi, mais c'est comme-ci je savais où ils étaient sans qu'ils me l'aient dit. Je retirai mon foulard et le mit précautionneusement dans la poche de la veste d'Uragi. Je fis coulisser mes moustaches dans mes doigts et ma transformation débuta. Quelque chose néanmoins me troublai. Ma main gauche habituellement parcourue de rayures noires était couverte d'écailles rouges ici et là. Il n'y en avait pas beaucoup mais c'était tout à fait étrange. C'est alors que je sentis un coup dans mon abdomen. Qu'est-ce que.. ? Il était puissant mais personne n'était autour de moi. Je crus d'abord qu'on m'avait agressé avec un sortilège de camouflage mais je n'attrapai que du vent face à moi. C'est alors que je compris. Ils sont en danger. Pour une raison obscure, ce n'était pas moi qui était frappée mais bel et bien mes compagnons. Mon instinct me le criait. Pourquoi je ressens leur douleur ? Je n'en avais pas la moindre idée mais ça m'avait mit suffit pour accourir auprès d'eux. Lequel se fait attaquer ? Ça, par contre, mon instinct ne m'avait rien démontré mais j'étais certaine néanmoins de leurs emplacements. Je m'accrochai donc à une gouttière et me faufilai sur un toit. Une fois arrivée en haut, j'arpentais de toits en toits une route imaginaire pour aller au palais. J'avais une détermination et une colère sans borne. Savoir qu'éventuellement mon frère se faisait tabasser me rendait toute chose. Je ne savais pas ce qui me guidais, mais j'avais comme l'impression de n'être pas là pour sauver mon frère et ce sentiment me rendais furieuse. Un choc électrique parcourut mes jambes. Il faut que je me calme, je suis en train de m'électrifier sans le vouloir. Mes sentiments prenaient le dessus et contrôlaient ma magie. Je ne voulais qu'une chose, être rassurée, les voir et les savoir sain et saufs. Je ne savais pas pourquoi non plus, mais mon instinct me criait que l'incident de cet après-midi n'était qu'un avertissement pour cette nuit. Il se passe quelque chose. C'est alors que les paroles de Saguraka me revinrent en mémoire.

« je dois récupérer mon dû.
-Et tu penses que je vais te laisser faire ? »

Ils ne sont pas en train de se disputer Uragi quand même ?! Et pourquoi ils feraient ça ? Je continuai ma course effrénée et perdue dans mes pensées, mes pas dictés par mon instinct infaillible, mon sentiment de n'être qu'un fardeau et inutile m'étais insupportable. Je ressentais les coups que prenait mon frère et je ne voulais pas qu'il en prenne un de plus. J'arrivai au portail que la princesse Aliénor m'avait ouvert ce matin. Des gardes armés jusqu'aux dents montaient la garde. Je m'avançais vers eux. Une colère insoutenable émanait dans tout mon corps, dictait ma conduite et mes gestes. Je n'étais presque plus maître de rien. Pourquoi j'agis comme ça ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais la douleur partagée que je ressentais m'étais insupportable. Les gardes dégainèrent leurs petites épées.

HÉROSOù les histoires vivent. Découvrez maintenant