Lydia ouvrit les yeux quand un coup de tonnerre éclata soudainement. Arrachée de son sommeil, elle se frotta les yeux en tentant de se redresser. Hélas, le bras du mafieux entourait sa taille fermement, la gardant ainsi plaquée contre son corps ferme. Il dormait, profondément. C'était si rare de pouvoir le regarder dormir qu'elle profita de cet instant pour l'admirer. Ses sourcils étaient légèrement marqués par une expression crispée. Rêvait-il ? Se demanda-t-elle en glissant ses doigts sur sa joue ombragée. Son torse se gonfla d'une respiration bruyante et sa prise sur sa taille se fit plus pressante. C'était comme s'il refusait qu'elle s'éloigne.
Un éclair foudroya le ciel matinal s'ensuivit d'un coup de tonnerre. Jamais elle ne s'était sentie aussi bien, aussi apaisée. Les lèvres pincées elle se demanda si lui aussi pouvait sentir cette forte sensation qui ne la quittait jamais lorsqu'elle était à ses côtés. En lui offrant une seconde chance elle espérait qu'il lui livre ses secrets même les pires, elle voulait connaître le véritable Vladimir Voliakov et jusqu'ici elle n'était pas déçue.
Au prix d'un effort presque surhumain elle parvint à se dégager de son emprise et enfila sa chemise avant de se lever. Elle parcourut la chambre sur la pointe des pieds, aidée par les coups de tonnerre. En traversant le couloir elle fut tenté d'explorer ce qu'il se trouvait derrière les portes. Piquée par la curiosité, Lydia en ouvrit une au hasard. Il faisait noir, et son premier instinct fut de trouver l'interrupteur.
Un tas...un tas d'innombrables d'armes étaient entreposées sur les étagères. Un frisson glacial la parcourut et elle s'empressa de refermer discrètement la porte. Parvenue au rez-de-chaussée Lydia se dirigea vers la cuisine ouverte dans l'intention de préparer le petit-déjeuner. En découpant des tranches de pains, son regard se leva inconsciemment vers le canapé. Inéluctablement, son esprit se remémora ce qu'il s'était passé la veille. Son corps se mit à réagir instantanément. Une vague de chaleur lui coupa l'air et elle dut cligner des yeux pour se ressaisir. Mais très vite, Lydia réalisa qu'elle n'avait aucun contrôle sur les réactions de son corps. Les images s'accrochaient fermement, lui imposant un tourbillon de scènes torrides. Elle était presque sûre de pouvoir encore entendre les râles puissants du mafieux. Et dire qu'il y a encore six mois elle ne connaissait rien au sexe, qu'elle se persuadait d'être incapable de donner du plaisir à un homme...
- Tu cherchais si j'avais une salle de jeux dans cet appartement ?
Sa voix viril la fit sursauter. Elle lâcha le couteau en levant la tête. Torse nu, il portait seulement un pantalon noir. Lydia admira sa musculature qui avait effectivement changé. Il était plus fort, plus large encore que dans ses précieux souvenirs.
- Je ne...comprends pas, dit-elle en se raclant la gorge pour se ressaisir.
Un sourire dansa sur ses lèvres tandis qu'il approchait, des lueurs malicieuses dans les yeux.
- J'ai un système d'alarme qui m'indique quand la porte qui renferme mes armes s'ouvre.
Lydia ouvrit la bouche en forme de 《 o 》 sans savoir trop quoi dire.
- J'étais curieuse, se défendit-elle en haussant des épaules.
- Ne t'approche pas de mes armes trésor, je ne veux pas que tu te blesses, la prévint-il doucement, le regard inquiet.
- J'ai refermé immédiatement la porte, répondit-elle en accueillant son baiser avant de reprendre le découpage soigneux du pain.
- Tu aurais dû me réveiller.
- Je voulais préparer un petit-déjeuner pour te faire la surprise.
- C'est toi ma surprise, tous les jours tu me surprend, dit-il en faisant le tour du plan de travail pour être en face d'elle.
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Un fiévreux désir
RomantikLydia est étudiante en littérature et doit s'essayer à un exercice inédit en se glissant dans l'univers du journalisme. Elle tire au sort un sujet des plus complexes qui va l'embarquer dans un monde qu'elle n'aurait jamais soupçonné. Un monde dans l...
