Chapitre 40

115K 6.7K 345
                                        



Quand les lueurs du soleil caressèrent son visage, Lydia ouvrit les yeux en étirant ses bras engourdis. Un froid désagréable l'empêcha de respirer en découvrant qu'elle était seule dans le lit. En outre ce détail qui lui serra le cœur, une vague de souvenirs lui noua la gorge en balayant la chambre du regard. L'émotion était forte, indomptable. Elle avait l'impression de ne l'avoir jamais quitté.

Vêtue d'un pull noir d'homme, elle sentit le parfum du mafieux lui chatouiller les narines. Derrière la douceur dans son regard, Lydia savait qu'il était en colère mais comment pouvait-il lui en vouloir ?

Pour le savoir, elle se leva du lit, attirée par la vue incroyable du lac. Plus aucune glace le recouvrait. Le soleil reflétait sur les fines vagues. Un paysage fantastique qu'elle s'empressa d'aller découvrir. Elle fit coulisser la grande baie vitrée et se glissa sur la terrasse qui lui offrait une vue en hauteur. L'air était frais mais agréable. Instinctivement elle s'entoura de ses bras en fermant les yeux. Était-ce la vue qu'elle désirait voir tous les matins pour le restant de sa vie ?

La réponse était oui.

- C'est magnifique n'est-ce pas ?

Sa voix s'engouffra dans une brise d'air la rendant plus fraîche que les autres.

Elle hésita avant de se retourner.

- Cette vue m'avait manqué et elle est encore plus magnifique que dans mes souvenirs.

Un silence accueillit sa réponse. Debout dans l'encadrement de la baie vitrées, les mains dans les poches, il la fixait avec son air noir et brûlant à la fois.

- Rentre veux-tu, tu vas avoir froid, lui conseilla-t-il en s'écartant pour la laisser passer.

- Si tu veux me punir, fais-le maintenant, lui dit-elle en passant devant lui.

Sa main ferme agrippa son bras l'obligeant ainsi à lui faire face.

- J'étais terriblement inquiet, tu aurais dû me le dire Lydia !

- M'aurais-tu laissé partir ? Répliqua-t-elle aussitôt.

Il se mit à la fixer avec son regard noir.

- J'aurais tenté de comprendre, répondit-il prudemment.

- Je voulais venir avec toi, tu ne voulais pas, je devais prendre une décision par moi-même.

Il relâcha son bras, les lèvres serrées.

- C'était une décision risquée, tu aurais dû m'en avertir !

- Pourquoi as-tu si peur que je sois ici ?

- Parce que c'est ici que tout s'est fini et j'en garde un souvenir amer, dit-il entre ses dents serrées.

- Et moi j'avais peur que tu ne reviennes jamais, conclut-elle en s'éloignant pour quitter la chambre.

Son cœur se serra lorsqu'elle descendit l'escalier. Son premier regard se porta sur la cheminée qui avait perdue ses belles flammes. Pour elle, cet endroit était symbolique car c'est ici qu'elle s'était offerte à lui pour la première fois.

- Comment as-tu pu envisager que je te laisse seule, que je t'abandonne après le mal que je me suis donné pour que tu m'offres une seconde chance ?

- La peur, j'ai eu peur autant que tu as eu peur de me laisser revenir ici.

- Lydia regarde-moi ! S'impatienta le mafieux alors qu'elle s'était glissée derrière le plan de travail.

Un fiévreux désirDes histoires addictives. Découvrez maintenant