Chapitre 10

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Lydia progressait lentement vers lui, sans masquer les doutes qui miroitaient dans son esprit.

- Je peine à comprendre pourquoi vous vous donnez autant de mal pour moi, lui dit-elle en le rejoignant vers l'escalier. J'aurai très bien pu rester à l'hôtel.

- Non, répondit-il catégoriquement. Vous serez bien mieux ici et vous aurez tout le loisir de me poser la moindre question qui taraude votre esprit.

- J'ai effectivement des tas de questions mais j'ai l'impression d'envahir votre espace privé et puis de vous à moi, je ne vous connais pas tant que ça. Qui me dit que vous n'allez pas me tuer dans mon sommeil ?

Un sourire mystérieux couvrit ses lèvres sensuelles et dures.

- Si vous n'aviez pas une once de confiance en moi vous ne seriez pas ici mademoiselle Graham. Au tréfonds de vous-même quelque chose vous pousse à dépasser vos limites. Je me trompe ?

Lydia se mordit la lèvre pour s'empêcher de répondre.

- C'est bien ce qui me semblait, dit-il en grimpant les marches l'air satisfait.

Elle le suivit poussée par un accès de curiosité. Pour elle c'était comme si elle pénétrait dans l'antre du diable et très vite elle remarqua que la décoration de cette villa était sévère, vouée à un homme, précisément conçue pour lui et à la hauteur de son image.

- Cette chambre est la seule qui est dotée d'un charme féminin, est-ce qu'elle vous convient ?

Lydia étudia la chambre avec intérêt. En effet, les murs nacrés ainsi que le mobiliers aux couleurs lumineuses offraient à cette chambre un certain charme féminin.

- Elle me convient à condition qu'elle n'ait pas servie à...

- Non, elle n'a pas servi à une flambée de femmes, la coupa-t-il en plissant des yeux l'air amusé.

Réprimant des rougeurs, Lydia dévia son regard vers la grande fenêtre qui donnait sur le fameux lac. Elle ne pouvait l'ignorer plus longtemps, le paysage était splendide. Il dégageait de la sérénité.

- Pourquoi vous installer ici ? Au milieu de nulle part ? Demanda-t-elle en écoutant ses pas se rapprocher.

- Parce qu'aussi surprenant que cela puisse paraître j'aime le silence.

- En effet, c'est surprenant contenue de votre...travail enfin, si on peut appeler ça un travail.

Il émit un petit rire.

- Appeler ça comme vous voulez, pour ma part ça n'a aucune importance, lui dit-il en se postant devant la fenêtre, le regard rivé sur le paysage.

Une tension électrique palpitait entre eux, Lydia ne pouvait plus le nier. La peur présente dans son estomac suffisait à la mettre sur ses gardes, encore plus maintenant qu'elle était ici, chez lui.

Pour se détourner de toutes ces questions qui l'envahissaient, elle quitta la fenêtre pour parvenir à ses bagages soigneusement posés près du lit.

- Vous avez tout prévu à ce que je constate, nota-t-elle en ouvrant son sac pour vérifier que tout était bien là.

- Je suis un homme prévisible, rassurez-vous je n'ai rien toucher même si la tentation était bien présente.

- C'est censé me rassurer ?

Il fit mine de réfléchir.

- Non, lui dit-il s'avançant d'un pas nonchalant.

Un fiévreux désirDes histoires addictives. Découvrez maintenant