Chapitre 9

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Lydia réprima un accès de panique quand le regard du mafieux se posa sur elle, agrémenté par une intense lueur qu'elle ne sut déchiffrer.

Étonnamment, elle n'était pas inquiétée à l'idée de visiter les pièces que renfermait ce grand couloir. Elle était inquiète de les visiter avec lui !

- Venez, lui dit-il en se dirigeant vers la sortie.

Il la laissa sortir en première faisant preuve de galanterie. L'extérieur était toujours aussi faiblement éclairé. Les lumières tamisées lui donnaient l'impression qu'il faisait nuit dehors.

- Chaque salle est différente ? Demanda-t-elle tandis qu'ils marchaient vers la première.

- Oui, il y en a pour tout les goûts, chacun y trouve son plaisir, répondit-il en posant sa main sur la première poignée. J'espère que vous n'êtes pas mal à l'aise ?

Lydia haussa des épaules pour se donner un air faussement détendu.

- Pour l'instant je vais bien, répondit-elle en forçant un léger sourire. J'ai lu un livre qui m'a appris énormément ces dernières vingt-quatre heures.

- Ah oui ? S'étonna l'homme en levant un sourcil.

Lydia acquiesça de la tête.

- Et qu'avez-vous appris ?

Énormément, songea-t-elle en le fixant pensivement. Elle n'avait plus peur de tomber sur l'impensable.

- J'ai appris à ouvrir mon esprit, chacun est libre de faire ce qu'il veut et comme vous me l'avez précisé, il s'agit de sexe, de fantasmes.

C'est avec un sourire en coin qu'il ouvrit la porte en s'écartant pour la laisser passer.

Hésitante, Lydia avança dans la pièce entièrement tapissée d'une couleur pourpre. Il s'agissait d'une salle de jeu entièrement conçu pour explorer les fantasmes les plus profonds. Contre toute attente le mafieux demeura étrangement silencieux. Il lui fit découvrir toutes les salles, de la plus soft à la plus extrême sans jamais prendre la parole. Lydia fut tentée de le remercier d'être aussi compréhensif. Dire qu'elle n'avait pas ressenti la moindre sensation durant cette visite serait un mensonge. Avait-elle rougie ? L'avait-il vu ? Lorsqu'ils furent dans la dernière salle composée d'un grand lit aux draps satinés de noir et de plusieurs canapés en cuir, Lydia décida de lui poser une question.

- Est-ce qu'il vous arrive parfois de...d'investir l'une d'entre elles ?

- Non, j'ai ce qu'il me faut chez-moi, répondit-il en gardant ses distances.

Lydia ne put s'empêcher de rougir à son plus grand plaisir.

- Je suis le patron de cet endroit, c'est moi qui le dirige, reprit-il en faisant quelques pas dans la pièce. Cela ne veut pas dire que j'aime m'associer aux clients. Ma vie sexuelle ne regarde que moi et celle qui la partage. Je vous l'ai déjà dit, je ne partage pas.

- Je suis certaine que vous avez été sollicité à nombreuses reprises par des femmes qui fréquentent cet endroit.

Il esquissa un sourire en coin.

- En effet, je ne le cache pas, admit-il en ouvrant un tiroir de la commode.

Il en sortit un ruban noir en soie et se mit à jouer avec.

- Aucune d'entre elles a...

- Aucune, la coupa-t-il d'une voix rauque.

Lydia recula à mesure qu'il avançait subtilement. Il la couvait d'un regard attentif qui la rendit nerveuse.

Un fiévreux désirDes histoires addictives. Découvrez maintenant