Lydia referma le livre puis le posa sur sa poitrine. Plus elle s'enfonçait dans les profondeurs de cet ouvrage plus Lydia commençait à mieux comprendre. Les scènes érotiques étaient si bien détaillées qu'elle avait eu l'impression d'être à la place du personnage féminin. Plus encore, le protagoniste masculin révélait son esprit sans éprouver la moindre honte à livrer ses pensées. L'auteur de ce livre était une femme qui à elle seule était parvenue à rassembler des centaines de milliers de lecteur. Mais une question demeurait sans cesse dans son esprit depuis qu'elle avait commencé ce livre.
Était-ce la réalité ? Ce livre était-il l'esquisse parfaite de ce monde réel ?
Vladimir Voliakov vint heurter son esprit. Elle ferma les yeux et ressentit une étrange sensation consumer son bas-ventre.
La veille, il l'avait raccompagné à l'hôtel, laissant derrière lui un mystère qu'il entretenait avec le but évident de la rendre davantage curieuse.
Des coups à la porte l'extirpèrent de ses pensées. Les sourcils froncés elle se leva pour aller ouvrir.
À sa grande surprise elle découvrit la gérante de l'hôtel.
- Bonjour, est-ce qu'il y a un problème ?
C'est avec un grand mépris qu'elle pénétra à l'intérieur.
- Je suis venue vous avertir qu'il vaut mieux pour vous de vous rendre à cette adresse, déclara-t-elle en lui tendant une feuille.
Lydia lut l'adresse puis la jeta un regard perplexe.
- J'ai peur de ne pas comprendre.
- Je sais de source sûre les raisons pour lesquelles vous êtes ici, sachez que vous perdez votre temps avec Monsieur Voliakov. Vous vous mettez en danger inutilement.
- Puis-je savoir en quoi ça vous regarde ? Demanda-t-elle en peinant à garder sa légendaire politesse.
La gérante la toisa de la tête aux pieds.
- Il se trouve que tout le monde connaît Vladimir, vous allez vous heurter à des obstacles si vous persistez, notamment un de taille.
- Lequel ? S'enquit Lydia en peinant à saisir.
- Il se trouve qu'il a quelqu'un en ce moment et comme vous semblez au courant pour ses petits penchant je ne vous apprends rien, dit-elle sèchement.
Une soumise ? Monsieur Voliakov avait une soumise ?
- Il m'a dit...
- Il vous a dit ce qu'il voulait bien vous dire, croyez-moi mademoiselle, n'insistez pas et si vous désirez tant des réponses à vos questions allez à cet endroit.
Sans lui donner le temps de répondre elle quitta sa chambre en refermant sèchement la porte.
Abasourdie Lydia consulta l'adresse en secouant de la tête. Et dire qu'elle avait rendez-vous avec lui dans moins d'une heure.
La gérante était venue à elle dans le but évident de l'avertir.
Lydia étouffa un rire en se levant pour arpenter cette modeste chambre. Devait-elle l'appeler pour exiger des réponses ? Si la gérante de l'hôtel disait vrai, Lydia ne voulait pas se risquer à des ennuis supplémentaires. Savoir qu'il était un mafieux doublé d'un dominant aux penchant sexuels très prononcés était amplement suffisant. Inutile de préciser qu'en plus de ça il n'était pas sans nourrir en elle des sensations indicibles.
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Un fiévreux désir
RomanceLydia est étudiante en littérature et doit s'essayer à un exercice inédit en se glissant dans l'univers du journalisme. Elle tire au sort un sujet des plus complexes qui va l'embarquer dans un monde qu'elle n'aurait jamais soupçonné. Un monde dans l...
