Chapitre 44

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- Qu'est-ce que...

Incapables de formuler une phrase censée, Lydia cligna les yeux alors que tout son corps tremblait. D'une main hésitante elle s'empara de l'écrin bleu foncé en s'interdisant de l'ouvrir. Au lieu de ça, elle se redressa sur le lit alors que son cœur sursautait à chaque battement.

- Ouvre s'il te plaît, l'invita le mafieux d'une voix qui laissait paraître un soupçon d'anxiété.

Maladroitement elle l'ouvrit et ce qu'elle trouva à l'intérieur l'empêcha de respirer. Ses joues s'empourprèrent violemment, ses mains devinrent moites.

- Vladimir...qu'est-ce que ça signifie ? Balbutia-t-elle bêtement.

- Tu n'as pas une petite idée ?

La respiration erratique elle secoua imperceptiblement de la tête pour remettre de l'ordre dans son esprit.

- Tu as dit que jamais tu...

- Oui je l'ai dit, mais ça c'était avant de te rencontrer.

Perdue dans une myriade d'émotions fortes elle baissa les yeux sur la bague qui scintillait dans la pénombre.

- Tu as peur, devina-t-il en caressant ses cheveux.

- J'ai peur que tu ailles trop vite et qu'un jour tu puisses le regretter, admit-elle en plongeant son regard dans le sien.

Il se contenta de l'observer en silence avec une faible esquisse d'un sourire dans le coin des lèvres.

- Ce n'est ni une pulsion ni un regret que j'aurais dans l'avenir mais la décision d'un homme qui a réfléchi pendant de longues heures et qui sait ce qu'il veut.

Il prit l'écrin dans ses mains pour en sortir la bague.

- Je veux que tu deviennes ma femme Lydia, j'ai trop perdu de temps en te laissant partir, mais ce temps m'a fait réaliser que je ne pourrais pas vivre sans toi même si je sais à quel point ça paraît égoïste de ma part.

- Ce n'est pas égoïste c'est juste que jamais je n'aurais pensé que tu puisses vouloir un jour ça.

Le visage en feu, émue au point de refuser d'y croire elle le laissa prendre sa main pour y glisser la bague.

- Dis-moi oui, j'ai besoin de l'entendre, murmura-t-il en prenant son visage en coupe.

La respiration haletante, Lydia fixa la bague qui ornait son doigt jusqu'à ce que celle-ci devienne floue.

- Oui, murmura-t-elle en lui souriant. Évidemment que c'est oui.

Il serra les mâchoires révélant le visage d'un homme conquis. Son regard devint sauvage, primitif. Le cœur battant à tout rompre elle scruta son regard qui devenait de plus en plus sombre. C'était sa manière bien à lui de lui exprimer son bonheur et au fond d'elle, Lydia savait que cette bague signifiait beaucoup pour lui. Il ne s'agissait pas seulement d'un engagement symbolique...non c'était plus fort que ça.

Il l'embrassa si fort qu'elle sentit sa tête reculer brutalement sous l'intensité de son baiser. Un grondement satisfait se mit alors à rugir dans sa gorge. Pétrifiée de désir, elle répondit à son baiser implacable comme elle le put.

- Encore, dis-le encore, ordonna-t-il d'une voix rauque alors qu'il dévorait sa gorge de baisers.

Lydia se laissa tomber sur l'oreiller, absorbée par le fulgurant désir qui l'envahissait. Elle trembla en fermant les yeux, cherchant à cambrer son dos.

Un fiévreux désirDes histoires addictives. Découvrez maintenant