Chapitre 38

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- Allô papa ?

Lydia leva sa main avec l'espoir qu'un taxi s'arrête.

- J'essaye de te joindre depuis plus d'une heure. Où étais-tu ?

- J'étais en train de déjeuner avec Charlie qui souhaitait s'excuser pour son comportement.

Un silence accueillit sa réponse mais ce n'était en rien comparable à la réaction de Vladimir quand il le saura...si ce n'était pas déjà fait.

- Et ? Est-ce qu'il s'est excusé ?

Lydia grimaça en montant dans le taxi. Oui certes il s'était excusé mais elle aurait voulu qu'il se montre moins méprisant envers Vladimir. Les deux hommes ne s'aimaient pas. Charlie ne s'était pas gêné pour lui dire que cette relation était vouée à l'échec. Même à court d'arguments il avait usé de ses dernières cartes pour lui faire entendre raison. Lydia s'était alors contentée de subir ce déjeuner.

- Il n'aime pas Vladimir, répondit-elle en regardant le paysage animé à travers la fenêtre.

- Moi je l'aime bien et je suis content que vous, vous soyez réconcilié.

- Tu es bien le premier à me dire une chose pareille ! S'exclama Lydia en riant.

- Charlie est aussi compliqué que ta mère et son avis ne compte pas. Après tout cet homme est avec ta mère depuis quoi ? Un an ?

- En fait, commença Lydia en se grattant les cheveux gênée. Si j'ai accepté ce déjeuner c'était surtout pour vérifier une théorie selon laquelle Charlie se comporte bizarrement avec moi.

- Et cette théorie vient de Vladimir ?

Lydia ferma les yeux en tentant d'effacer l'instant où Charlie lui avait prit la main au moment de ses excuses.

- Oui, murmura-t-elle en inspirant profondément. Vladimir a des doutes sur lui. Il dit que Charlie me regarde d'une façon étrange et peu catholique.

- Et toi ma chérie ? Est-ce que tu trouves qu'il a un comportement déplacé ?

Lydia ne saurait le dire et cette histoire finissait par lui donner des crampes d'estomac.

- Il est vrai qu'il a toujours très tactile avec moi mais je ne serais pas en mesure de dire s'il s'agit d'un comportement déplacé. Assez ! Je ne veux plus en parler ! Dis-moi plutôt pour quelle raison tu m'as appelé ?

- Parce que demain je m'envole pour Kazan, en Russie. J'avais l'espoir de t'y retrouver, en fait je pensais que Vladimir t'aurait ramené là-bas.

Le ton gêné et triste de son père lui serra le cœur.

- Je suis navrée papa, lui dit-elle tristement. Vladimir voulait rester ici, à New-York pour que puissions nous retrouver loin de la Russie.

- Ce n'est pas si grave mon bébé, nous allons trouver un autre moment pour nous voir.

- Je l'espère, murmura-t-elle en posant une main sur son front. Je t'aime papa.

Quand elle raccrocha, son cœur se serra à nouveau. La déception de son père lui fit énormément de peine.

- Nous sommes arrivé mademoiselle.

Lydia quitta le taxi sans quitter des yeux le gratte-ciel. Le mafieux était sans doute déjà au courant pour Charlie et si le ciel semblait dégagé, bientôt la foudre allait s'abattre sur elle.

- Mademoiselle Graham si vous voulez bien me suivre...

Escortée par un garde du corps, Lydia se sentit soudainement très anxieuse à l'idée de le retrouver.

Un fiévreux désirDes histoires addictives. Découvrez maintenant