Chapitre 5

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Quinn

Je range ma queue dès que je me suis vidé dans cette belle bouche. Putain, ça fait du bien. J’avais juste envie de me faire sucer, et cette petite brune n’attendait que ça. Allez ma jolie, assume et avale. Sa bouche est tellement pleine que ça déborde, un filet de sperme glisse le long de ses lèvres quand je remonte mon jean.

— À bientôt, ma beauté. Et évite de gaspiller, hein, lancé-je avec un clin d’œil.

Je sors des chiottes, complètement vidé, totalement détendu, et je pousse la porte pour rejoindre le bar. Je fais signe au barman de remettre ça.

— Tu l’as pas baisée ? me demande Jay, accoudé au comptoir avec Drew.

— Non. Mais vas-y si tu veux, elle a juste la bouche pleine.

Le barman remplit mon verre, que je vide d'un trait.

Jay éclate de rire.

— Je laisse Drew y aller. Moi, je me garde pour le LCS. Ce club a toujours les meilleures petites chattes.

Rien que d’entendre parler du LCS, ça m’emmerde. Je n'ai pas la moindre envie d'y aller.

— Pourquoi on doit aller là-bas ? Ce taré est bipolaire. Qu’est-ce qu’il veut encore ?

— Aucune idée, répond Drew en haussant les épaules. On le découvrira.

— Sûrement un contrat, ajoute Jay. Mon père veut pas qu’il approche de l’entrepôt.

Tu m’étonnes. Xander, ce détraqué, est pire que Wills, l’autre malade qui dirige. Il passe son temps à refiler des contrats, incapable de buter qui que ce soit lui-même. Ou alors ça pue le piège.

— OK. Je vous rejoins là-bas. J’ai un truc à régler avant. À plus, les gars.

Ils lèvent la tête en guise de salut. Je chope mon cuir, balance mon casque sous le bras et sors du bar. Et là, mon sang se met à bouillir. Un abruti tourne autour de ma moto. Ma moto. Tous mes muscles se raidissent quand je le vois toucher mon bijou. Bordel. Je vais le défoncer. Personne, je dis bien personne, ne pose ses sales mains sur mon bébé. Si son cul s’est posé sur ma selle… je le démolis. Je pose lentement mon casque par terre, comme si j’avais besoin d’un dernier souffle avant d’exploser. Je me force à rester calme, du moins en apparence, et j’avance vers lui. Il prend des photos. Des putains de photos. Je sens mes poings me démanger.

— Elle te plaît, mec ?

Le mec, vingt piges à tout casser, tourne la tête vers moi et hoche la tête comme un chien content.

— Ouais carrément, elle est magnifique ! J’en vois pas souvent des comme ça. Tu me prends en photo avec ?

Je vais lui broyer chaque phalange, une par une, et les lui faire avaler.

— T’as pas peur que le mec pète les plombs en te voyant dessus ?

— Non, pouffe-t-il en me tendant son téléphone. C’est sûrement un vieux con qui est en train de se bourrer la gueule.

Continue, mec. Creuse ta tombe, vas-y.

Mon sang boue, mes tempes pulsent, j’imagine déjà son crâne éclaté contre le bitume. Je prends son téléphone avec un sourire qui n’annonce rien de bon. Un rire sec. Puis j’explose son téléphone par terre, littéralement, une gerbe de morceaux s’éparpille sur l’asphalte. Il n’a même pas le temps de comprendre. Je lui colle un coup de boule dans la gueule, un vrai, un qui résonne dans mon front et manque de l’envoyer valser par-dessus mon bébé. Je l’attrape par le col avant qu’il se casse la gueule et je le tire contre moi, nez contre nez, sa respiration qui pue le chewing-gum collant à la mienne.

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