Chapitre 26

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Quinn

Putain je rêve ! On est vraiment dans un salon de massage. Un vrai, avec de l’encens qui te brûle le nez et des posters de gens trop heureux pour être honnêtes. Grinder sniffe le sol comme s’il cherchait une sortie d’urgence, et Ella… Ella, elle, discute avec la femme de l’accueil comme si elle réservait un brunch de princesse. La nana nous fait signe de la suivre. Elle jette un regard paniqué à mon chien, genre « si cette bête me bouffe, mon âme hantera ce salon ».

— Voilà, préparez-vous, ils arrivent dans quelques minutes, dit l’employée.

— Merci madame, répond Ella, avec un sourire d’ange qui cache forcément un truc diabolique.

La porte se referme. Et là… elle commence direct à se déshabiller.

— Tu fais quoi là ? grogné-je, déjà fatigué avant même que ça commence.

— Je me déshabille. Tu vois, un massage c’est plus agréable sans les fringues. J’ai mal partout, je compte même plus le nombre de fois où tu m’as frappée et claquée par terre.

Elle abuse. Grave. J’ai retenu tous mes coups. Tous. Je voulais tester ce qu’elle avait dans les tripes, et Ella réagit à la peur et à la colère comme une Furie sous stéroïdes. Tout ce que je lui ai dit… ouais, je sais que ça l’a blessée. Mais c’est quand elle vrille qu’elle se bat le mieux.

Elle est tordue. Moi aussi.

— Ella, tu dois me demander avant de faire un truc pareil, putain !

Elle s’approche. En sous-vêtements. Et mon cerveau se met en mode veille, remplacé par un seul mot : bordel. Son corps est juste là. Offert. Tentation sur pattes. J’ai juste à tendre la main pour suivre la courbe de sa hanche, la ligne de son ventre, la douceur de sa peau…

— Bébé, tu m’as l’air de mauvaise humeur. Pourtant, je pensais t’avoir détendu hier soir.

La garce. La petite peste me ressort MA phrase. Et elle enchaîne en se retournant pour détacher son soutien-gorge. Le tissu bleu glisse sur ses épaules, tombe au sol… Et Ella se penche pour le ramasser en me tendant littéralement son cul comme une provocation divine. Je m’étrangle. Cette fille est une bombe nucléaire, une catastrophe ambulante, une tentation interdite qui te fout à genoux en souriant. Elle pose son soutien-gorge sur une chaise, s’installe sur la table, le cul qui bouge juste assez pour me rendre barge. Elle s’allonge, tourne la tête vers moi, ses cheveux tombant sur un côté comme dans une pub qui rend fou les hommes faibles. Et moi je suis faible. Très faible. Alors je me déshabille aussi, évidemment. Mais lentement. Juste pour la faire enrager. Je lève mon tee-shirt, les muscles qui tirent sous ma peau, et je la vois : bouche entrouverte, yeux brillants… mais prête à m’éventrer verbalement.

— Finalement, c’est une bonne idée, dis-je d’un ton mielleux. J’adore les massages. Elle aura peut-être les mains plus douces que toi.

Je me marre. Elle déteste qu’on lui rende la monnaie de sa pièce. Mais elle cherche. Putain, elle cherche. Je m’installe sur la deuxième table, ignorant volontairement cette bombe atomique presque à poil à deux mètres de moi. Grinder se couche sous la table, prêt à roupiller. Je tourne la tête vers Ella, le cœur qui tape trop vite pour un type normalement constitué. Et dans ce calme artificiel, un truc me traverse… un truc qu’elle n’est pas censée entendre. Un truc qui claque dans ma tête. Charly est notre père. Et là, tout se resserre. Le désir. La colère. Le secret. Tout explose sous ma peau. Je n’aurais jamais dû la rejoindre hier soir.
Je le savais.
Je savais EXACTEMENT que ça finirait comme ça : moi, enfoncé en elle.
C’est ma sœur, putain.
Et j’ai adoré la baiser.
Et le pire ?
J’en veux encore.
C’est le genre de merde qui te pourrit le cerveau jusqu’à l’os.
Non… cette nana n’est PAS ma sœur. C’est pas possible. Pas avec la manière dont mon corps la réclame encore.

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