Chapitre 41

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Quinn

— J’ai pas le temps pour tes conneries, Ella !

Bon, si j’ai le temps… mais pas pour ça. Elle m’ignore royalement et continue son petit défilé dans les magasins, comme si j’étais juste un accessoire. Deux heures que je me traîne derrière elle à porter ses sacs pendant qu’elle tient la main de Cloé comme si j’étais invisible. Ma patience atteint ses limites. Je devrais tout claquer et me barrer, mais non… je reste, coincé à marcher au rythme d’un bébé qui avance au pas de sénateur, m’arrêtant toutes les deux minutes.

— Ferme-la, je te rappelle que tu m’as enfermée dans un caddie. Même ton chien est mieux traité que moi. Alors tu souris et tu avances. J’ai presque fini, je dois juste trouver un petit cadeau pour mon frère.

Putain, cette femme est complètement tarée, et ça m’excite à un niveau que j’ai jamais connu. Je la revois hier dans le magasin, en train de balancer des boîtes de conserve, la rage dans les yeux, et… bordel, sa question sur ma bite et la fidélité… J’ai failli m’évanouir de désir. Elle sait pas encore que ma bite, comme moi, ne veut qu’elle. Ella se retourne, plisse les yeux pour me jauger, puis m’offre ce sourire qui pourrait me faire fondre sur place. Elle avance, fière, provocante… et moi je brûle de la vouloir là, maintenant. Elle ne peut pas utiliser une poussette, ou la porter pour qu'on s'active un peu ? J'ai envie de rentrer et recommencer à m'enfoncer en elle. Elle part quand cette petite ? Je soupire, blasé, quand elle s'arrête devant un autre magasin de la galerie, j'aurai pas dû l'enfermer, mais elle était capable de me suivre, et j'avais vu sa copine derrière elle, même si je ne suis pas reparti la chercher, je savais qu'elle allait pouvoir sortir. Je soupire encore, et m’approche quand je vois un vendeur lui sourire. Putain, elle attire tous les regards, tous les mecs. Ça me gonfle. Il lui que ce beau collier en diamant lui irait bien. Tu m'étonnes vu le prix... et le type lui propose de l’essayer. J’écoute distraitement leur conversation, mais dans ma tête c’est déjà le collier autour de son cou, sur sa peau nue, pendant qu'elle me chevauche… bordel, chaque détail m’excite plus que je ne devrais l’admettre.

Oui il serait parfait sur elle.

— Qu’est-ce que tu regardes ? murmuré-je dans son oreille.

— Rien, répond-elle aussitôt en se retournant. T’es long, je t’attends depuis tout à l’heure, dépêche-toi !

Ah mais elle me fait mourir d'énervement et de désir à la fois. Elle se marre et avance sans me laisser le temps de respirer, et moi je brûle de la rattraper pour la secouer, la plaquer contre moi, et lui montrer que je ne tolère pas qu’un autre mec ose même sourire dans sa direction.

Quinn est obsédé, Quinn est jaloux, Quinn est amoureux… Quinn veut qu’elle sache que, quoi qu’elle fasse, elle est à lui.

— Tu veux pas la laisser dans un coin ? Juste le temps que je te prenne dans une cabine d’essayage. Ensuite on reviendra la récupérer.

Elle me fixe comme si je venais d’annoncer que j’allais sacrifier un poulet en plein centre commercial. Elle arrache le bébé du sol comme si quelqu’un allait lui voler.

— Mais t’es pas bien ! C’est un bébé ! Quinn, t’as pas dit ça… je rêve.

Si, j’ai dit ça. Et je vois pas le problème. Enfin… un petit, mais rien d’insurmontable.

— Donne‑lui un paquet de bonbons et tu lui dis de pas bouger. À moins que tu préfères qu’elle vienne avec nous quand je m’enfoncerai lentement en toi. Ça me dérange pas, hein, tant qu’elle fait pas de bruit.

— QUINN ! Je vais faire comme si j’avais rien entendu. C’est pas un chien à qui tu dis "reste assis". J’espère que tu vas pas dire ça quand on aura des enfants.

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