Je m'éveillai paisiblement bien que perturbé par le son ambiant en m'étirant et en poussant un soupir de contentement. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas aussi bien dormi, mais écouter le crépitement d'un feu m'avait réveillé. Depuis quand Handeïs me réveillait-il avec du bruit ?
Mon corps était toujours lourd de sommeil et j'avais vraiment envie de rester encore dans ce lit douillet, bien au chaud. Je grondais doucement afin de signaler que je n'avais pas envie de partir aux leçons de suite.
Je notais également que les draps dans lesquels j'étais enveloppé n'avaient pas la même odeur qu'habituellement. Ils sentaient tellement bon.
Je me retournai en tentant de m'échapper un peu de la chaleur des couvertures qui m'entouraient et de me couvrir les oreilles pour que les crépitements s'arrêtent. Ma tête s'échoua sur un oreiller assez dur. Je grommelai et palpai devant moi afin de le remettre comme je le souhaitais, mais il m'était impossible de le tasser.
— Tes caresses sont merveilleuses de si bon matin, mon doux, mais je doute que ce soit ton intention.
Une voix rauque et grave faisant frissonner mon corps de délice, qui résonna contre mon oreille.
Ce n'était pas Handeïs.
Tout me revint brusquement. Je n'étais plus au centre. Mon éveil en ces lieux, la découverte du château avec mes amis et les deux vampires. Oh non... Qu'est-ce qu'il s'était passé après ?
Je me tendis et redoutant ce que j'allais découvrir, j'ouvris un œil puis retirai doucement ma main de « l'oreiller ».
Je retirais lentement ma tête du torse d'Anthèm'ir, partiellement découvert par les couvertures. Il m'observait de ses yeux noirs avec un air taquin que je lui découvrais. Son regard était si profond et dur que j'avais pourtant grand mal à le soutenir. J'avais moi-même l'habitude de cela en raison des différentes couleurs de mes iris.
Il reprit ma main qu'il avança vers ses lèvres et embrassa mes doigts un à un.
Je me sentis totalement fondre à son action et je fus contraint de retenir un gémissement sans comprendre encore pourquoi il me faisait un tel effet. Ses lèvres étaient douces et brûlantes contre mes doigts et ses baisers d'une tendresse renversante. Mon cœur s'était mis à battre à tout rompre et j'étais persuadé qu'il le percevait contre sa peau.
— Comment te sens-tu, joli cœur ?
Dans mon dos, Taìlann venait de passer ses bras autour de mes hanches et avait posé sa tête sur mon épaule. Des milliers de papillons virevoltèrent dans mon ventre sans que je ne puisse rien y faire. Je sentais le contrôle de mon corps et de mes émotions m'échapper totalement.
Les longs cheveux cuivrés du vampire me chatouillaient légèrement le dos et les côtes. Je me rendais compte que j'étais moi aussi torse nu contre eux. Je n'avais aucun souvenir d'être arrivé dans ce lit et encore moins de comme je m'étais retrouvé en sous-vêtements. Mais curieusement, j'adorais cette sensation.
Leurs corps chauds contre le mien et leurs peaux touchant la mienne étaient tout ce qu'il y avait de plus exaltant. Je me sentais si bien. Trop bien.
— Je vais bien, murmurai-je perdu.
Le vampire dans mon dos ronronna à mes oreilles et se blottit complètement contre moi. Il se mit à poser ses lèvres sur mon dos à de multiples endroits et me caressa le torse avec douceur, presque paresse. Il me fit encore plus frissonner et mon cœur menaça de sortir de mes côtes. Ses baisers chauds sur ma peau étaient tout aussi merveilleux que ceux d'Anthèm'ir. Mon corps se mit à réagir violemment et je tentais de cacher au mieux mon début d'excitation inconvenant. C'était bien trop terrible.
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Calix Hiemis
VampireSur les terres gelées de la Province du Vide, existe un centre de recherches expérimentales ayant pour but de voler les secrets des capacités des saklims. Sinaïh, jeune humain vivant depuis l'enfance dans ce centre, ne rêve que de liberté. Les mage...
