Chapitre 17
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Irina
Mes pieds foulent le sol carrelé comme ci ils étaient familiers à cet espace, comme ci il était naturel pour mon corps de se trouver ici, pourtant je ne suis absolument pas à l'aise, je suis juste douée pour prétendre l'être.
Ils sont tous plus riche les uns que les autres. Ça me dégoute. Je ne suis pas du genre à jalouser les gens riches, tant mieux pour eux ! par contre, voir tous ces riches prétexter une soirée caritative pour « les enfants en situation de malnutrition », juste afin de cacher leur activité illégale ? Ouais, ça, ça me dégoute.
D'après Kei, même pas 10% des revenus de cette soirée seront reversée à l'association. Est-ce que ça ne dérange que moi ? Visiblement, oui.
- Vinc vient de rentrer. Dis la voix de Caleb dans mon oreille.
Nous portons tous des oreillettes pour pouvoir communiquer, même si je soupçonne Kei de m'en avoir donner une juste pour me surveiller.
Lorsque nous sommes arrivé à la salle de réception -magnifique, soit dit en passant- il m'a rappelé que je n'avais pas le droit de parler à Vinc, son désir de m'éloigner de lui pique ma curiosité, il dit que c'est pour mon bien et celui de Caleb mais je sens qu'il y a autre chose, et mon instinct me trompe rarement.
- On reste là.
Kei et moi sommes assis dans la salle des enchères, au deuxième rang. Il attend que le produit mît aux enchères par le gouverneur apparaisse pour pouvoir se le procurer.
- Tu sais ce que c'est au moins ?
Kei tourne la tête sur le côté, comme il l'a déjà fait à plusieurs reprises depuis que nous sommes arrivés.
- Un bracelet.
- Le gouverneur est là ?
- Chut.
- Mais...
- Oui, dans l'autre rangé.
D'où ces coups d'œil. Je vois.
Bon.
Je m'ennuie.
- Kei ? je souffle en me penchant à nouveau vers lui.
- Quoi ?
Je l'exaspère. Une heure que nous sommes là et je m'ennuie à mourir, ça se traduit par de nombreuse question, et autant dire que j'ai peur des conséquences parce que Keiran ne cesse de montrer son agacement.
- Ça va durer encore longtemps ?
Un couple s'assoit à côté de Kei, deux personnes d'une soixantaine d'années, l'homme dévisage Keiran un long moment, et lorsque leurs regards se croise, il lui fait un petit signe du menton.
- Je ne sais pas.
- Qui c'est ? je chuchote
- Le gouverneur. Me souffle-t-il.
- Mmh. Kei ?
- Quoi ?
- Il y a que des gens riches, ici ?
- Ouais.
- Je devrais les voler.
- Tu n'aurais surtout pas dû accepter la coupe de champagne.
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AZUL - Bruises
RomanceIl suffit souvent d'une seconde pour que tout bascule, ou d'une minute et 52 secondes : le temps qu'il leurs a fallu pour enlever son petit frère. Elle le retrouvera, peu importe le prix. Lui, il est le prix à payer, elle le sait. Un souvenir, le...
