Ils ne s'étaient donné aucun horaire, mais quand on frappa à sa porte en début d'après-midi, elle sut que c'était lui. Elle lui ouvrit, impatiente et il l'a pris tendrement dans ses bras tout en lui demandant :
- Tu as bien dormi ?
Elle hocha la tête. Il posa ses clés de voiture et en échange, elle lui tendit un trousseau de clés. Il comprit tout de suite. Un peu timide, elle reprit :
- Les jours à venir, je ne vais pas être au mieux de ma forme. Je veux que tu puisses aller et venir à ton gré. Mais, à une condition : si vraiment je suis au plus mal, ne viens pas. Je sais ce que c'est, je l'ai déjà vécu. Je ne veux pas que tu me vois comme ça.
Il hocha imperceptiblement la tête.
- Je suis touché Lisa. Je le ferai.
Elle l'amena alors jusqu'au canapé tellement heureuse de le retrouver. Comment pouvait-il lui manquer à ce point ?
Une fois installé, il lui caressa doucement les cheveux :
- Tu veux faire quoi aujourd'hui ma douce ?
Elle eut un sourire malicieux et vint se mettre à califourchon sur lui.
- J'ai envie, pour commencer, de faire la sieste.
Elle l'embrassa alors dans le cou, sur son menton et sentit sa respiration s'accélérer. Elle ne pensait pas lui faire aussi vite de l'effet et elle en ressentit une pointe de fierté. Elle le regarda :
- Je veux profiter de toi car les semaines à venir vont être dures, pour toi autant que pour moi. Et il n'y aura plus tout ça. Je te veux, maintenant.
Il sourit, amusé par sa facilité maintenant à venir vers lui.
- Vos désirs sont des ordres.
Sa voix rauque excita terriblement Lisa. Il lui caressa le dos et lui retira tous ses hauts d'un coup. Puis il lui embrassa le cou avant de descendre à la naissance de sa poitrine. Elle gémit, attendant déjà impatiemment la suite. Il se leva avec Lisa toujours accrochée à lui et l'emmena dans la chambre. Elle prit encore plus de plaisir à le déshabiller et à le découvrir.
Et comme elle s'y attendait, le moment fut tout aussi magique que la veille. Leurs respirations, leurs soupirs, leurs gémissements, tout était parfaitement coordonné. A son tour, elle explora de sa bouche, chaque centimètre de son corps et elle le rendit fou, pour son plus grand bonheur.
Quand une heure plus tard, ils paressaient sous la couette, elle se tourna vers lui.
- Tu vas leur dire à l'hôpital ?
Il hésita.
- Oui, je pense.
Elle fit le tour de son visage avec son doigt.
- Tu ne seras pas trop dur avec eux? Tu sais que j'irais mal et que ce ne sera pas de leur faute. Promets- le moi.
Il se mit à rire.
- Non mais je rêve : tu retournes en traitement et toi, la seule chose à laquelle tu penses, c'est tes collègues ! Ils vont penser que les chimiothérapies t'ont retournées la tête, pour t'être mise avec un ours comme moi.
Il resta pensif un moment. Elle le sentit presque triste, et en fut touchée. En fait, son attitude bourrue, il ne la vivait pas si bien que ça. Sa tête posée sur sa poitrine, elle le regardait tendrement, et lui chuchota :
- C'est parce que moi, je le connais cet ours.
Ces mots le touchèrent de plein fouet. Jamais personne ne l'avant autant "approché". En tant normal, il n'aimait pas ça, il fuyait même. Mais là, cette femme changeait tout. Il lui répondit sur le même ton de confidence :
- Oui et même mieux que personne.
Heureuse, elle se hissa sur ses coudes et l'embrassa décidant de tout oublier, car elle le savait, à partir de demain, une nouvelle épreuve commençait. Pour elle, mais aussi pour lui, et donc pour eux.
Et il la suivit dans ses baisers et ses caresses, voulant lui aussi ne penser à rien d'autre qu'à elle.
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L'amour du dernier espoir
RomancePour Lisa, que la vie malmène depuis plus d'un an à lutter contre un cancer du sein, cette récidive est dure à encaisser. Elle sait qu'elle va devoir subir le traitement de la dernière chance mais elle se sent fatiguée de tout cela. Mais ce qu'elle...
