Chapitre dix-huit

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La radio dans le salon était allumée depuis tôt ce matin, mais ces sonorités ne m'avaient pas ébranlée une seule seconde. Ce fut l'odeur des biscuits, du chocolat chaud et le bruit du feu qui crépite dans la cheminée qui m'avaient tirés des bras de Morphée. J'étais revenu le temps d'un week-end chez ma maman pour fêter les festivités de fin d'année. Ayant prévu de sortir entre amis pour le trente et un, j'avais donc convenu de fêter noël avec maman.

Boys don't cry

I tried to laugh about it

Cover it all up with lies

I tried to laugh about it

Hiding the tears in my eyes

'Cause boys don't cry

Boys don't cry

Je fredonnai l'air qui passait sur mon poste radio et m'étire. C'est habillé de mon pyjama de noël que je dévalais les escaliers, direction le sapin de noël. Mes pas était léger sur le tapis qui revêtait le sol du cottage. L'air ambiant était chaud et rassurant. J'ouvrais la porte menant à la salle à manger et au salon. Je ne pu faire un pas de plus vers le sapin, car une boule de poil foncée me sauta dessus, me faisant tomber au sol et m'arrachant un rire contagieux.

- Atlas ! Tu m'écrases gros patapouf ! Dis-je morte de rire au sol. Le shiba inu, m'écrasent et me maintenant toujours au sol, me léchant les joues.

- Il n'est pas gros, mais potelé ! Me disait ma maman, sûrement occupée dans la cuisine.

Je me relevais après quelques minutes et me dirige vers la cuisine. Suivie de près par le chien de berger. La porte de la cuisine était ouverte et ma maman était affairée au fourneau. Près de la gazinière se trouvait une assiette remplie à ras bord. Un déjeuner de roi, pensais-je. Des œufs brouillés par-ci, des tranches de bacon par là et tout ça accompagné de pain et divers légumes tels que des edamame, des haricots sauces tomates, tomates fraiches et petit pois. La quinquagénaire m'accueillit par un sourire avant de me prendre dans ses bras.

- Joyeux noël ma chérie.

- Joyeux Noël maman. Je tente d'attraper mon assiette, mais ma maman n'étant pas de cet avis, me donnait une petite tape sur la main gauche et me réprimande gentiment.

- Vas ouvrir tes cadeaux, ton assiette sera prête dans dix minutes.

Sans attendre une minute de plus, je courus suivie d'Atlas vers le salon, m'assois au sol et cherchais après mes cadeaux. Je trouve trois cadeaux. Le premier était un carton vert avec des dessins de flocons, comme chaque année, ma maman m'avait laissé un mot pour chaque cadeau. Chaque présent que ma maman avait pu m'offrir était accompagné d'une petite carte, un genre d'indice sur ce que pouvait être cette fameuse surprise, cachée par ce papier bariolé de motif. J'ai lu rapidement le premier mot que mes phalanges attrapèrent.

"Pour emprisonner tes souvenirs"

Le bruit du papier-cadeau réduit en lambeau se fit entendre dans le cottage typiquement anglais. Mes yeux deviennent à la vue de mon premier cadeau semblable à deux billes ambrées. Un appareil photo instantané... Je ne savais pas si je devais sourire, appréciant que ma mère connaisse mes passions sur le bout des doigts ou pleurer de la coïncidence que cet objet représentait à mes yeux... Peut-être les deux. Mon cœur se serra, mais pas tristement, c'était comme si mon cœur était au creux d'une main, le cajolant avec tendresse. Je pose à mes côtés délicatement la boîte contenant l'appareil, préférant l'ouvrir après le petit déjeuner. J'ai pris le second présent et lu la note rédigée dessus.

"De quoi graver tes brides"

Je ne fus pas surprise d'y découvrir deux paquets de film photo. Un rictus joyeux habilla une énième fois mon visage et je saisis le dernier carton, tout aussi lourd que le premier. Quand je découvre l'indice, je souris, me demandant quelle blague ma mère a-t-elle concoctée.

"Attention, il peut mordre"

Quand je déchire le l'emballage et ouvre la boîte en carton, un rire nerveux s'échappe de mes lèvres. Étais-je prévisible ? Atrocement. Étais-je fleur bleue ? Pire que ça. Il n'était donc pas étonnant que ma mère m'offre tous les tomes de la saga Twilight. J'entendis ma maman arriver dans la pièce à vivre, elle pose mon assiette suivie d'une tasse de thé et m'afficha un sourire fier quand elle aperçoit que j'avais entre mes mains le premier tome de la saga littéraire de Stephenie Meyer. Je me suis mis à me demander ce que penserait Eros. Que dirait-il si je lui parlais de mes nouvelles lectures ? Je l'imagine rire, je peux avec précision prédire ce qu'il me dirait. C'est avec un ton sarcastique, mais non pas dénué de douceur et de gentillesse qu'il me jugerait sur les choix douteux de ma mère en matière de cadeaux littéraires.

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