La reprise des cours a été plus difficile que je ne le pensais. Pas uniquement à cause du réveil tôt le matin, mais parce que Take et moi n'avons pas la possibilité de nous voir quand on le souhaite. À vrai dire, c'est plus que ça, c'est un besoin vitale. Mon corps et mon esprit ont besoin de le sentir le contre moi. Ça fait cinq jours que nous nous sommes pas vu. Les nombreux appels et vidéos téléphoniques ne satisfait pas cet appétit de l'autre qui nous dévore de l'intérieur. Et je ne parle pas d'appels coquins. Je sais que certains adorent faire l'amour ou se branler à distance, mais je ne peux pas affirmer que c'est aussi bien qu'on le dit. J'aimerais bien essayer, je ne veux pas mentir. Le problème c'est que nous n'avons pas eu l'occasion et qu'il était hors de questions de le faire en public. La police nous le déconseillerait de toute façon... et pas queux d'ailleurs. Je maudis ces études et ces devoirs brabants qui m'empêchent de le rejoindre. Enfin, sauf aujourd'hui, car je suis sur le parking du cabinet, excité comme jamais. J'ai l'impression d'avoir dix ans de moins quand mes parents m'ont acheté ma toute première console. La comparaison est conne et n'a rien à voir, je sais, mais je ne saurai comment décrire la sensation. Chose invraisemblable alors qu'on vient de passer deux semaines collés l'un à l'autre, et bordel... quelle magnifique expérience ! S'il me le redemandait, je n'hésiterais pas cette fois. Je suis incapable de lui refuser quoique ce soit. Plus maintenant. Il peut posséder mon corps et en faire une poupée s'il le désire, je n'en ai rien à foutre. Je veux l'appartenir.
Suis-je devenu fou rien que de le penser en étant sérieux ?
Sans doute.
Qu'importe.
Je salue poliment la secrétaire avant de partir m'asseoir quand la porte s'ouvre, dévoilant cette silhouette, douée pour me faire tourner la tête. Je me poste devant lui, l'air détaché qui ferait croire que je viens ici pour une consultation. Lui arbore une poker-face digne des maîtres du jeu de cartes portant le nom.
Il espionnait derrière la porte ? Je ne vois que cette possibilité. Certes il a bien inscrit sur son agenda un temps pour me recevoir dans son cabinet, mais c'était à une heure approximative.
— Monsieur Moreau.
— Monsieur Nishimura, dis-je sur le même ton sérieux.
Je suis également doué dit donc ! Personne ne pourrait croire que nous entretenons ce genre de relation. Et ce n'est certainement pas la vieil homme et l'adolescente rivée sur son portable qui vont le remarquer. Pas sûre qu'il voit grand chose avec ses yeux qui ont du mal à déchiffrer ce qui est marqué sur la couverture du magazine en police 100 que j'ai pu voir de l'accueil à mon arrivée. C'est un passionné de déco alors ?
— Je vous en prie, entrez, m'invite mon beau thérapeute.
J'accepte volontiers et suis sur le point de lui sauter dessus lorsqu'il a eu la même idée. Sa bouche rencontre la mienne pour me dévorer. Je me laisse aller à son étreinte et y glisse mes mains dans ses cheveux tandis qu'il s'agrippe à mes hanches. En le sentant durcir tout contre moi, du fait de notre proximité retrouvée, je réalise que cette attente a tout autant été un supplice pour lui.
Nous descellons nos bouches affamées dans le seul but de mieux respirer. Je colle nos fronts, les yeux fermés.
— Take... ça m'a manqué.
— Moi aussi. J'ai bien cru cette journée n'en finirait pas. J'ai tant envie de toi...
Je ne rétorque rien, mise à part un gémissement, provoqué par ses mains sur la peau de mon dos et le bas de mes reins. Il s'en contente, dévore mon cou de baisers et poursuit son investigation plus loin jusqu'à caresser les lobes de mes fesses, puis s'arrêter complètement en touchant mon entrée, ou ce qui se trouve dedans...
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Seductive Therapy (romance MxM)
Romance[1ER JET TERMINÉ ET NON CORRIGÉ] Quand plaisir et apprentissage font bon ménage. Léo, jeune étudiant de 24 ans à l'université de journalisme, n'a jamais connu le plaisir que peut procurer le sexe entre hommes, même si son attitude désinvolte et prov...
