13 : Apaisement - Léo

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Je soupire d'aise en plongeant dans la baignoire jusqu'au cou. L'eau est à température parfaite, ni trop chaud, ni trop tiède. L'odeur qu'elle dégage me relaxe en un rien de temps. Je fais à peine attention à l'homme qui se trouve dans la pièce d'à côté et qui m'a gentiment préparer ce bain. Si j'avais su que j'aurais le droit à ce traitement de roi, j'aurais accepter de signer dès la remise du contrat. Comment pourrais-je regretter un jour de l'avoir contacté ?

Les paupières fermées, je repose ma tête sur le petit coussin préalablement installé. Je tends l'oreille de temps à autre pour me tenir informer de ce qu'il est en train de faire quand soudain, quelqu'un toque à la porte. Je fronce les sourcils et écoute.

— Tenez, voilà ce que vous aviez demandé, dit une femme.

— C'est parfait, je vous remercie, répond Nishimura.

Les deux ses saluent avant que la porte ne se referme. Je ne m'en occupe plus, préférant profiter de mon bain.

J'y sorts vingt minutes plus tard, habillé de mes propres vêtements, pieds nus, et tombe sur mon thérapeute en train de verser de l'eau dans deux tasses venant d'une bouilloire qui n'était pas là auparavant. C'était donc ça le service d'étage... Il finit de nous servir et se retourne.

— Vous voilà à temps pour le thé. J'imagine qu'il est inutile de vous demander comment a été votre bain.

Il a dû m'entendre gémir.

Ça n'est pas la première fois que ça arrive aujourd'hui.

— Vous avez raison, c'est inutile.

Il m'offre un sourire plus radieux et m'invite à m'installer sur la chaise pour partager son thé.

Moi qui était anxieux à l'idée de me retrouver en face à face avec l'homme qui m'a fait jouir et que je connais à peine, je me surprends à croiser son regard sans ressentir de gêne. Il m'a aider à vaincre ma timidité.

Je saisi ma tasse à deux mains tant elle est chaude et souffle sous le regard scrutateur de mon interlocuteur, hâte de connaître mon avis. Je bois une gorgée et hausse les sourcils. Pour un thé vert, je le trouve pas amer du tout et il y a ce petit quelque chose qui lui donne cette note sucrée.

— Unique, n'est-ce pas ?

Je repose mon mug pendant.

— Je confirme. De quelle enseigne il vient ?

— Directement du Japon, m'avoue-t-il, fier, après une gorgée.

Tout s'explique. La culture du thé là-bas est profondément ancrée dans les traditions locales. Ils en font même des cérémonies. C'est un art raffiné qui se transmet de génération en génération. Si une telle occasion d'y assister se présentait, je ne dirais pas non.

— C'est un de mes rêves de pouvoir y aller, me confessé-je.

— Je ne peux que comprendre. C'est un pays magnifique.

Il aime son pays, ça se voit au sourire rêveur qui illumine son visage.

— Il vous manque ? osé-je questionner.

Le psychologue croise les jambes et colle soin dos au dossier, la tasse enveloppée de ses mains habiles, digne d'un grand virtuose du sexe.

Pardon pour cette image.

— Il m'arrive souvent d'y aller lorsque j'ai une semaine ou deux de libre, mais... je dois dire que ma vie ici me plaît. Beaucoup même. Je pense que c'est un tour du destin. Devoir quitter son pays pour poursuivre son existence ailleurs et nous permettre d'acquérir d'autres expériences nécessaire pour notre développement.

Seductive Therapy (romance MxM)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant