46 : Dénouement - Léo

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Takehiko me remet son casque pour que je le mette dans le petit coffre de ma moto. Il n'y a pas assez de place pour le mien, alors je l'emporte avec moi. Je lui ai proposé de nous conduire chez Noah et Arya avant d'aller passer la nuit chez moi, pour une fois. Ça me dérangeait d'être plus fourré dans son appart que le mien. Compréhensif, mon petit-ami - oh mon dieu ça fait bizarre de l'appeler ainsi - a accepter de rééquilibrer la balance, et puis, ça me ferait très plaisir de le chouchouter.

Je sonne à l'interphone et, imprudents, répondent sans vérifier qui je suis. Bon, je sais qu'ils nous attendent, mais il ne faudra pas s'étonner s'ils feront rentrer un tueur en série dans l'immeuble.

Nous montons au troisième étage sans ascenseurs - bienvenu à Paris - et je me note dans un coin de ma tête de reprendre les exercices physique. Or chambre, bien évidemment.

Noah et Arya nous accueille comme un couple modèle et nous font entrer.

— Bonsoir, dit-elle d'un ton enthousiaste avec le sourire aux lèvres. Nous sommes ravis de rencontrer l'homme qui a rendu fou notre Léo.

Elle lui tend la main, qu'il empoigne avant cette de Noah qui partage ce sentiment, pendant que je m'empourpre les joues. Je n'imaginai pas que je me sentirai si intimidé auprès de mes amis. Et ça ne s'arrange pas en voyant la joie illuminer le visage de Take.

— Je vous en prie, venez dans le salon, continue Noah.

Arya accapare mon petit-ami et je me retrouve seul avec mon meilleur pote. Take lui a déjà fait oublier mon existence. Je ne peux pas lui en vouloir sur ce coup. Il suffit de le regarder dans cette tenue classe avec sa petite chemise que je rêve d'enlever.

Noah se poste à ma gauche, nos regards rivés sur leurs silhouettes.

— Il est plus canon en vrai.

— Je te l'avais dit, rétorqué-je aussitôt.

— C'est pas faux.

Nous nous adressons une œillade complice, puis décidons de les rejoindre et empêcher les autres de voler mon mec par la même occasion.

L'apéro est un excellent moment pour apprendre à nous connaître. Je vois aux yeux de Charlotte et Dante leur approbation quant à notre relation, enlevant l'énorme poids qui pesait dans ma poitrine. Ce qui finit de me rassurer, lorsque nous passons à table, ce n'est pas seulement le sourire de Noah, mais celui de Take qui ne cesse d'avoir de petites attention à mon égard. Il n'a ni honte, ni timidité à me prendre la main ou parler de ses sentiments amoureux. C'est tout l'opposé.

Une des très nombreuses choses que j'apprécie chez lui, c'est sa façon de ses sentir à l'aise, d'aborder ou de participer à des discussions qui ne sont pourtant pas sa tasse de thé, comme part exemple, les dramas entourant le monde du cinéma. Il prend le temps de s'intéresser, de poser des questions afin de mieux comprendre les enjeux.

Pendant tout le repas, je me surprends à l'admirer, au lieu de manger de moi-même parler. Cet homme me fascine. Je pourrai le regarder sans m'en lasser. Heureusement, mes amis me réveillent quelques fois à coups de questions ou de je ne sais plus trop quoi. Ils doivent se demander si Take ne m'a pas fait un lavage de cerveau, mais à leurs sourires, je devine qu'ils savent ce que je ressens. Voir tous les gens que j'aime et que j'aimerais à jamais, est une drôle de sensation. J'ai des papillons dans le ventre. Je ne saurai la décrire autrement. Je nage dans le bonheur le plus total.

Je ne vois pas le temps passer en leur compagnie. Il est vingt-deux heure quand nous décidons de nous en aller. Charlotte et Dante décident de partir également, sachant qu'elle doit bosser demain, oui un dimanche, et que Dante est venu avec elle parce que sa moto est immobilisée au garage. Il préfère la suivre plutôt que de traverser la ville en bus, d'autant qu'il y en a moins le soir.

Le jeune couple nous raccompagne à la porte. Tout le monde se salue et se souhaite un bon retour ainsi qu'une bonne nuit. Je ne sais pas eux, mais il me sera incapable de m'endormir avec toute l'excitation qu'a provoquer cette belle soirée.

En enlaçant mon meilleur ami, il en profite pour me chuchoter :

— Si tu savais comme je suis si heureux pour toi.

Lorsque nous nous écartons, je le regarde avec émotion. Je dois retenir des larmes.

Il rompt ce moment touchant en s'adressant à Take, d'un air sérieux.

— Hé, n'oublie pas ce que j'ai dit. T'as intérêt à prendre bien soin de notre Léo, sinon t'aimerai pas avoir ce que je te réserve.

Je me tourne vers le concerné qui affiche un sourire, sachant qu'il ne plaisante pas. Je parie qu'il doit trouver ça touchant.

— Ouais, c'est clair, confirme Arya qui lance des hochements d'approbation venant des autres.

— Je m'en souviendrai, c'est certain, et puis... (il me fixe) ma seule intention envers lui est de le rendre heureux.

Je cligne des yeux pour chasser les perles salées.

Tout le monde s'est donné le mot pour me faire chialer ou quoi ? Sérieux, quelle chance j'ai de les avoir dans ma vie.

— Bien, alors c'est good, dit Noah, satisfait avant de me donner une tape à l'épaule, accompagné d'un clin d'œil. Rentrez bien.

La fraîcheur de la nuit nous fait penser d'apporter un veste plus chaude la prochaine fois. Après un dernier au-revoir de Charlotte et Dante, nous nous rendons dans mon appart cosy que je fais visiter. C'est rapide, l'occasion pour nous de nous laver, nous mettre plus à l'aise et d'aller scruter le ciel étoilé depuis le petit balcon. Take se met derrière moi en m'entourant de ses bras. Je savoure son contact en y posant mes mains.

— Comment as-tu trouvé mes amis ? m'enquis-je.

— Ils sont super et très gentils. J'ai vu à quel point ils tenaient à toi. À vrai dire, c'est la première fois que je me fais menacer. En dehors des consultations, je veux dire.

Je passe outre sa dernière phrase, me promettant d'y revenir plus tard. Je ne veux pas passer à côté d'anecdotes croustillantes.

— C'est parce qu'ils t'aiment bien.

— Alors, ça me va.

Nous rions.

— J'étais sincères, tu sais ? revient-il et je pivote ma tête pour croiser son regard. À propos de tout faire pour te rendre heureux. Je t'aime, Léonard. Plus que n'importe qui.

Sa déclaration fait remonter mes larmes. Mes yeux me piquent.

— Je sais que tu l'étais et moi aussi, Take. Je t'aime et je ne crois pas pouvoir imaginer une vie sans toi désormais. Qu'il l'eut cru qu'un discussion dans un bar m'aurait mené à toi ?

— Il faut que je remercie cette ancienne cliente un jour, plaisante-t-il à moitié.

— Oui, on devrait faire ça. Je lui doit beaucoup.

— Et à moi donc, rétorque l'homme de ma vie en déposant un baiser sur mon front.

Même en fermant les yeux, j'arrive à voir les étoiles, ces petites billes scintillantes et dorés, représentatif de ce qui se passe dans mon esprit lorsqu'il se tient à mes côtés.

J'avais raison finalement. Cette thérapie était très séduisante. Trop, pour ne pas y succomber.

Seductive Therapy (romance MxM)Des histoires addictives. Découvrez maintenant