Éléna Lemarchal est en apparence la femme parfaite. Depuis ses débuts en Karting, elle force l'admiration de ses pairs, et paraît être la future légende de son sport. Pilote de Formule 1 à seulement 18 ans et disciple d'Alain Prost, elle s'est impos...
Elle s'en alla, me laissant le cœur battant et les joues rougies, s'approchant de son meilleur ami pour lui sauter dessus alors qu'il répondait à une question.
Éléna Lemarchal
Charles me contemplait, ses prunelles noircies par le désir me dévorant avec avidité, alors qu'il était assis face à moi dans le jacuzzi. Ses bras reposaient de part et d'autre de son corps sur le rebord du bassin, laissant sa carrure se dévoiler à mes yeux affamés. Ses cheveux humides ne faisaient que mettre en valeur son visage, et ses abdominaux sculptés me donnaient envie de me blottir contre lui. Toutefois, peut-être par provocation, je ne fis que le défier du regard, laissant mon dos se cambrer d'autant plus pour le faire réagir.
Un grognement s'échappa d'entre ses lèvres, et il rejeta sa tête en arrière, poussant un profond soupir. - Sei una vera droga per me, amore mio. Voglio solo farti gridare al mondo che sei mia, souffla-t-il de la voix la plus sexy que je n'avais jamais entendue, allumant immédiatement un feu brûlant dans le creux de mes reins. (Tu es une vraie drogue pour moi, mon amour. Je n'ai qu'une envie, te faire crier au monde que tu es mienne.)
J'aimais quand il me parlait italien, et il le savait. Bien entendu, et malgré ma tentative de rester de marbre, mon corps ne pus que me trahir, puisqu'un gémissement s'échappa d'entre mes lèvres, faisant flamber mes pommettes.
Et dire que tout cela n'avait commencé qu'à cause de cette idée merveilleuse que j'avais eue de le défier, je m'en mordais a présent les doigts. Je repensais à ce début de matinée qui avais scellé mon destin, en me fustigeant de ne pas avoir été plus clairvoyante sur les intentions de mon beau Monégasque. Mes yeux se fermèrent en me remémorant cela, et je me maudissais sans fin. J'aurais dû être plus maline, oui. Mais c'était si bon de voir cette version du pilote Ferrari, que je laissais les images s'imposer à moi sans résister.
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Je me réveillai lentement, mes yeux papillonnant quelque peu à cause de la lumière vive du soleil qui passait entre les rideaux entrouverts. Il n'y avait pas à dire, cette chambre à laquelle nous avions accès avec Charles depuis une dizaine de jours, était radicalement différente de celle qui m'avait été attribuée la saison dernière. Effectivement, Ferrari résidait dans un hôtel à part, à l'écart des autres écuries, un bâtiment bien plus lumineux et spacieux que les autres. Même Alpha Tauri et Alpha Roméo, qui étaient toutes deux des écuries italiennes, n'avaient pas accès à de tels privilèges. Mais ce n'était pas pour me plaindre, au contraire.
Je me tournai dans le lit, cherchant à tâtons la chaleur de mon petit ami. Mais mes doigts ne rencontrèrent toutefois que le vide absolu, et je me relevai sur le matelas, la couverture tombant pour me laisser frigorifiée. Encore un peu perdue et désorientée, je mis un pied puis un autre sur le sol gelé, sortant petit à petit hors des draps. Presque immédiatement, je pris la polaire qui était posée aux pieds du lit, l'enfilant pour me réchauffer. Je fis un pas, puis un autre en dehors de la chambre, regardant si le pilote Ferrari ne se trouvait pas dans le salon attenant à la pièce. - Charles ? appelai-je un peu inquiète de son absence.