Mercredi 22 Mais 2024, Monaco
- Bonjour toi, la crapouille ! s'exclama Pascale en entrant dans notre appartement.
Leo sauta de partout autour d'elle pour répondre à sa salutation, tandis que Charles essayait - en vain - de le calmer. Une fois que le chiot eût fait plusieurs allers-retours en courant, il s'approcha doucement de moi, attendant patiemment que je le prenne dans mes bras.
C'est ce que je fis, et Leo profita de l'inattention générale pour se mettre à mâchouiller mes cheveux, ce qui me fit soupirer.
- Leo ! soufflai-je en lui faisant les gros yeux. Papa t'as dit quoi, tout à l'heure ? Tu ne dois pas manger les cheveux !
Il s'arrêta soudainement, et me jeta un regard consterné qui me fit éclater de rire, ce qui le poussa à recommencer.
- Leo ! m'exclamai-je un peu plus fort, cette fois. Arrête ça !
Charles s'approcha de nous, et prit la petite boule de poils entre ses mains, avant de le lever de sorte à ce que sa truffe se retrouve en face de ses yeux.
- Arrête d'embêter maman, petit voyou ! le gronda-t-il gentiment, avant d'ajouter à mon intention. Je vais me faire couper les cheveux, s'il fait des bêtises pendant ce temps-là, dis-le moi.
Je hochai la tête, et le regardai poser le chiot au sol, puis se diriger vers la salle de bain. Leo se précipita vers son panier, et je profitai de cet instant de calme pour discuter avec Pascale.
Elle était en train de préparer ses affaires pour couper les cheveux de son fils, alors je l'y aidai, sous son regard reconnaissant.
- Comment était Charles ces derniers jours ? me demanda-t-elle le plus doucement possible, en envoyant un coup d'œil inquiet vers la porte de la salle de bain.
Je lui souris avec douceur, en essayant de lui transmettre toute ma confiance et ma sérénité.
- Il prend les choses plutôt bien, avouai-je. Il est bien moins stressé que les dernières années, il n'a fait que parler du dîner avec le Prince Albert, et du fait qu'il allait enfin gagner cette course.
La Monégasque soupira de soulagement, comme si elle attendait d'entendre ces mots pour se détendre. Les plis de son front s'atténuèrent, et elle hocha de la tête, avant de se saisir de ses derniers outils.
- Bon, je ne vais pas le faire plus attendre, souffla-t-elle en roulant des yeux. Franchement, il est le pire de tout mes clients ! Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi pointilleux que lui quand il s'agit de se faire couper les cheveux !
Je ris franchement, me rappelant d'une anecdote que m'avait racontée la matriarche. Charles ne pouvait se faire couper les cheveux que par Pascale, fait qui avait été confirmé quelques mois auparavant, quand il s'était rendu dans un salon américain. Il avait détesté le résultat, et s'était précipité chez sa mère dès que nous étions revenus à Monaco.
De mon côté, je me décidai à emmener Leo se promener, car je savais très bien que le laisser dans l'appartement n'était pas une solution. Le connaissant, il aurait avalé les cheveux de Charles, ou les aurait dispersés un peu de partout. Autant dire que je ne souhaitais pas faire du ménage en plus.
Alors, je pris la laisse extensible du chiot, et mis mes baskets customisées aux couleurs de Mercedes.
- Leo ! Viens ici mon cœur ! appelai-je avant de siffler un coup.
Il pointa le bout de son museau presque immédiatement, et sa queue se mit à frétiller quand il vit la laisse entre mes mains. Il aboya, et se colla à mes jambes, jusqu'à ce que je le l'attache.
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Une vie
FanfictionÉléna Lemarchal est en apparence la femme parfaite. Depuis ses débuts en Karting, elle force l'admiration de ses pairs, et paraît être la future légende de son sport. Pilote de Formule 1 à seulement 18 ans et disciple d'Alain Prost, elle s'est impos...
