Aston Martin... ou McLaren ?

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Précédemment :

- Très bien, conclus le directeur d'écurie en se relevant, nous intimant à en faire de même. Je parlerai de vous à Lawrence et au reste de l'équipe.

-

Après plusieurs jours à arpenter la ville de Séoul, [...] j'avais fini par me faire à la manière de vivre des Séouliens, et à m'habituer au lieu.

En ce dernier jour en Corée du Sud, j'avais décidé d'emmener Charles au sommet de la Seoul Tower, le soir. Il fallait dire que la capitale était magnifique de nuit, les buildings éclairant le paysage de leurs néons.

Et, au sommet de la tour, la ville qui s'étendait en contrebas rendait les lieux magiques. Je le savais car c'était à cet endroit que ma mère m'avait amenée lors de notre premier voyage à Séoul, et les moments passés à ses côtés avaient été les plus beaux de ce séjour.

Je voulais donc faire découvrir à Charles la beauté de ma ville natale, afin de lui en laisser un beau souvenir. Jusqu'à maintenant, tout c'était bien déroulé, mais je redoutais de connaître sa réaction. C'était mon point faible, car tout ce qui touchait de près ou de loin à ma mère m'était précieux.

- Je trouve cet endroit magnifique, souffla le Monégasque en observant les alentours.

Et effectivement, il avait raison. Les végétaux en fleurs répendaient leur parfum autour de nous, et des pétales s'envolaient au gré de la brise. Les bords du Han étaient vraiment relaxant, les parures verdoyantes des arbres contrastant avec les buildings et les bâtiments modernes.

Main dans la main, nous marchions lentement, appréciant le spectacle autour de nous. Parfois, quelques personnes posaient leur regard sur nous, mais nous en n'avions cure. Nous savions que ce n'était pas pour notre personne, mais pour notre proximité qu'ils nous épiaient, et ça avait quelque chose de rafraîchissant.

Nous avions enfin l'impression d'être de simples personnes normales, que notre nom de famille ne signifiait rien. Et parfois, l'anonymat était meilleur que la célébrité. Être seulement Éléna Lemarchal m'avait profondément manqué ces derniers temps, comme si mon identité de pilote avait pris le dessus sur mon vrai moi.

- Et tu n'as encore rien vu, soufflai-je avec un grand sourire sur les lèvres.

Mon enthousiasme déclencha le sien, sa prise se resserrant sur mes doigts comme pour me témoigner son soutien. J'aimais être ici, car j'avais l'impression de renouer avec mes racines, et c'était une sensation incroyable.

Cette sensation ne fut que plus forte quand nous arrivâmes en haut de la Seoul Tower, et que mes prunelles se posèrent sur la ville qui s'étalait sous nos pieds. L'immensité de la capitale, à la fois rassurante et angoissante, mais aussi les écriteaux et les publicités qui s'affichaient sur les panneaux géants, tout me rappelait ma mère.

- La première fois que je suis venue ici, c'était au mois de février, et les cerisiers étaient en fleurs, soufflai-je avec douceur.

C'était une période mouvementée de ma vie, où mes parents se voyaient par obligation, et ne pouvaient s'empêcher de se disputer à chaque fois. C'était assez paradoxal, mais malgré leur divorce, mon père cherchait constamment à garder le contrôle sur notre vie de famille. Il souhaitait plus que tout garder une influence sur nous, car nous étions son moyen de briller.

Comme je l'avais très vite compris, nous étions, avec ma mère, spéciales, et nous attirions l'attention sur nous pour notre talent. Mais comme tout pervers narcissique, Louis voulait nous utiliser pour se rendre meilleur. Mais, une fois qu'il eût compris que cela ne servait à rien, il avait pris la décision de nous détruire.

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