Traduction : Notre tendre enfance
Précédemment :
- Ça ne va pas aller du tout, ma chérie, me gronda-t-elle en jetant un coup d'œil appuyé à ma mère qui lui répondit de la même manière. Attends un peu de passer la semaine chez moi, je vais vous nourrir correctement, toi et Max !
S'ensuivit ensuite une conversation entre les deux mamans les plus têtues du Paddock, ces dernières planifiant notre séjour chez Sophie pour le Grand Prix des Pays Bas.
- C'était le dernier carton, soupira Max en déposant le paquet qu'il avait dans les mains sur le sol de l'entrée.
- Il ne nous reste donc plus qu'à ranger tout ça, souffla Charles en contemplant les piles amoncelées dans son salon.
Je m'approchai des deux hommes, et leur proposait des rafraîchissements, ce qu'ils acceptèrent sans broncher.
- Est-ce que tu serais d'accord pour que je mette une étagère derrière le piano, comme ça nous pourrons y ranger tous nos trophées sans qu'ils ne soient mis n'importe comment ? demandai-je à mon petit ami, qui avait laissé ces derniers chez sa mère.
- Et tu mettras ta décoration dans le salon, comme il est grand, on peut faire un coin un peu plus cosy, ajouta ce dernier, avec un grand sourire sur les lèvres.
Nous avions réfléchi durant de longues semaines à comment et à quel point nous ferions évoluer notre relation, et nous avions finalement convenu que je déménagerai chez le Monégasque durant la première semaine des vacances. C'est donc pour cela que nous avions fait appel à Max, qui habitait à quelques rues de là, pour nous aider à transporter mes affaires de mon ancien appartement à celui de Charles. Et, tandis que les deux hommes se chargeaient de monter les nombreux cartons, je les avais trié en fonction des différentes pièces, même si c'était encore assez peu ordonné.
- Est-ce que vous aurez encore besoin d'aide ? souffla mon meilleur ami, qui devait se sentir mal à l'aise, entouré par des photos et des éléments rappelant sans cesse qui était le propriétaire de ce lieu.
- Ça devrait aller, merci beaucoup, sourit le pilote Ferrari avant de serrer la main du Néerlandais, le surprenant.
De mon côté, je m'amusai de les voir aussi maladroits l'un avec l'autre, car je savais qu'ils voulaient faire des efforts, mais qu'ils avaient encore du mal à être totalement naturel avec l'autre.
- En fait, j'aurais encore besoin de bras pour mettre les meubles en place, souris-je innocemment, sous les soupirs - peu - discrets de désespoir des deux hommes.
Durant une grande partie de l'après midi, nous avions donc mis en place les meubles, ordonnant le tout de sorte que ce soit cosy et pratique. Bien que je connaissez assez bien Charles et Max, et que je savais qu'ils ne seraient pas du genre à se confier, ou à essayer intentionnellement de se rapprocher, ils avaient fini par bien s'entendre, mon meilleur ami utilisant ses remarques habituelles pour lancer des compétitions entre eux, tandis que mon petit ami fonçait tête baissée dans le piège, par simple plaisir de montrer qu'il était le meilleur.
- La prochaine fois, dis moi clairement que je serais ton esclave, comme ça je pourrais me préparer mentalement, grogna le Néerlandais en s'effondrant dans le canapé, alors que j'apportais une tasse de thé pour moi, et deux sodas pour mes deux drama queens préférées.
- J'ajouterai des petits coeurs et un ou deux papillons au message, histoire que ça passe mieux, me moquai-je, récoltant un soupir exaspéré.
- N'oublie pas l'emoji lion, comme ça il sera sûr d'avoir son égo remonté à bloc, ajouta Charles, recevant un doigt d'honneur du pilote Red Bull.
Comme d'habitude, ils se chamaillèrent tous les deux, essayant de prouver qu'ils étaient meilleur que l'autre, s'envoyant des piques et tentant de justifier leurs dires par des "statistiques" faites par leurs fans. De mon côté, je cherchais quelque chose sur mon téléphone, me retrouvant au milieu de leur dispute sans intérêt - il fallait dire que je me retrouvais encadrée par les deux pilotes sur le canapé - sans même le vouloir.
- Regardez les garçons, j'ai trouvé quelque chose qui devrait vous réconcilier, dis-je en souriant avec amusement.
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Une vie
FanfictionÉléna Lemarchal est en apparence la femme parfaite. Depuis ses débuts en Karting, elle force l'admiration de ses pairs, et paraît être la future légende de son sport. Pilote de Formule 1 à seulement 18 ans et disciple d'Alain Prost, elle s'est impos...
