Signing with the devil

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Précédemment :

Tout va bien se passer, tu verras, me murmura-t-il, mais je n'y croyais pas vraiment.

Dorénavant, il ne me restait plus qu'à faire un choix : Aston Martin... ou McLaren ?

Éléna, ma chérie ! Je suis si contente de te voir !

Je souris au son de cette voix tendre, et me jetai dans les bras de Pascale. Je pris le temps d'apprécier la douceur de son étreinte, mes yeux fermés me laissant m'envelopper dans son odeur rassurante. Cela faisait si longtemps que je ne l'avais pas vu, que je ne pouvais me défaire de mon enthousiasme enfantin, ce qui fit rire la maman de Charles.

Et moi donc ! m'exclamai-je avec entrain. J'ai dû supplier Monsieur Ferrari pour venir, parce qu'il voulait, je cite : "me garder pour lui tout seul".

Derrière moi, le concerné grommela quelques mots dans sa barbe, déclanchant mon rire et celui de la matriarche.

Je vois ! Ainsi, mon pire ennemi n'est autre que mon propre fils, soupira-t-elle dramatiquement.

Il me suffit de l'observer pour voir immédiatement la ressemblance avec le Monégasque, et cela me fit rire. Pascale était extrêmement expressive, tout comme Charles, ce qui rendait indéniable leurs liens familiaux. Et puis, comme je l'avais très rapidement aperçu, si le pilote ressemblait beaucoup à son père, il tenait d'elle son sourire et ses magnifiques yeux verts. Et, tout comme elle, il était d'une immense gentillesse.

Maman ! protesta le coureur de la Scuderia. Éléna est MA petite amie, je ne serais jamais en concurrence contre toi !

Pour seule réponse, la matriarche roula des yeux avant de se décaler pour nous laisser entrer. Il était clair que ce que disait son fils lui importait peu, peu importe ce que c'était.

Ne voulant pas me retrouver entre eux, je m'enfuis, rejoignant Arthur et sa copine Clara dans le salon, tous les deux étant installés dans le canapé, la jeune femme blottie dans les bras du pilote de Formule trois.

Tous les deux semblèrent ravis de me voir arriver, puisqu'ils m'accueillirent avec d'immenses sourires. Clara me fit signe de m'installer, ce que je fis, et nous débutâmes une discussion passionnée.

Parfois j'oubliais que j'étais quelqu'un en dehors de la course automobile, et ce genre de moments me rappelait qui j'étais vraiment.

Nous parlions de tout et de rien, mais surtout de chiffons et des vacances que nous avions passées. La jeune femme me racontait son séjour en Italie, et tous les magnifiques paysages qu'elle avait pu voir là-bas.

La mer était d'un bleu magnifique ! Je n'avais jamais vu d'endroit aussi beau ! soupira-t-elle d'émerveillement.

Et, afin d'agrémenter son discours, elle me montra quelques-unes des nombreuses photos qu'ils avaient prises, en les accompagnant de commentaires.

J'aimais beaucoup cette famille, car avec eux, l'ambiance était toujours douce et agréable, jamais ils ne m'excluaient de leurs échanges. Grâce à eux, je découvrais enfin ce qu'était d'avoir une vraie famille aimante, de n'avoir aucun sujet tabou ou des secrets bien gardés. En fait, ils me rendaient tous meilleure.

Et votre voyage à vous ? Tout c'est bien passé ?

Pascale arriva à cet instant, et son attention se dirigea dans ma direction, alors que Charles venait s'asseoir à mes côtés.
C'était vraiment super ! Et puis, vous auriez dû voir Charles quand il a goûté les plats épicés coréens, c'était tout un sketch.

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